37ème édition Jazz à Vienne :

Ce qu'il s'est passé le jeudi 13 juillet 2017, dernier jour de cette édition

 

daniel-peyreplane-110x110 Du coin de l'œil de Daniel Peyreplane

 

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Sur la scène de Cybèle

L'Académie de Jazz à Vienne : Stage intensif

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Stage musclé, alors plusieurs formations se succèdent pour interpréter des classiques du genre : Footprints ; Mercy mercy mercy ; All blue ; So what ; Cissy Street puis Blues for Vienne une composition originale du troisième groupe, œuvre écrite pendant le stage par les jeunes.
Pour finir l'ensemble des stagiaires se retrouve sur scène pour Perdido (Juan Tizol)

et en prime une photo de cordes ondulatoires ...

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Pascal Derathé & photos Jazz-Rhone-Alpes.com


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Tony Kazima/Zaza Desiderio

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Ça commence bien : lors de ma prise de note je saisis le nom "Kazima" et le correcteur orthographique de mon iPhone me le transforme en "Jazzman", ça ne s'invente pas !
C'est à la naissance d'un nouveau duo à laquelle nous assistons cet après-midi à Cybèle. En effet c'est la première fois que le plus lyonnais des cariocas "Zaza Vienne" (son nouveau surnom) partage la scène avec le plus "raycharlesien" des pianistes entertainers made in France Tony Kazima.

Deux cultures, deux styles. Zaza Desiderio est en mode décontracté fashion avec son jean brun et sa chemise fantaisie à motifs. Tony Kazima lui est sapé comme un milord avec sa veste bleu-pétrole et son nœud papillon rouge (et les chaussettes assorties). Contraste garanti.

Tony Kazima est aux commandes. Kazima Blues ; What is this thing called love ; Unchained my heart ; Buck life goes on ; un Caravan des plus sérieux et pour finir l'incontournable What did I say avec quelques petits changements appréciés du public.

Ce Tony Kazima est un véritable showman qui reprend le meilleur des postures de Ray Charles ou Stevie Wonder, son énorme sourire ravageur provoque nécessairement un élan de sympathie, son jeu de piano nous ramène quelques années en arrière, notamment sur le gros solo de stride.

Pascal Derathé & photos Nathalie Jamais & Ilsen

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Mento Cloub

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Drôle d'idée que de programmer ce "Mento Club".

Le mento est une musique populaire de la Jamaïque qui se développe à la fin du XIXème siècle et est une des racines du reggae. Une sorte de blues créole mâtiné de chants de travail avec des mélodies plus gaies.

Le set est relevé et enjoué, il faut dire qu'avec Pat Kalla au micro on ne s'ennuie jamais. Côté voix il est bien secondé par Luc Lagier et Yannick Benahmed. Un set des plus dépaysants.

Pascal Derathé & photos Nathalie Jamais & Ilsen

(Luc Lagier: trompette, voix ; Patrice Kalla: percussions, voix ; Yannick Benahmed: guitare, voix ; Simon Bacroix: basse, voix ; Alex Lefko: batterie, voix)

 

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Sax Machine

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Que voilà une heureuse initiative que de conclure cette série de concerts de la scène de Cybèle par ce groupe "Sax machine". Comme on pouvait s'y attendre c'est bondé alors le tandem Guillaume Sené (sax, machines) et Pierre Dandin (trombone, machines, conques) se lance à fond dans son trip hip-hop, afrobeat, funk voire encore hard-bop. C'est énergisant à souhait et le public est cueilli quasi à froid. Le flow du rappeur chicagoan RacecaR complète le tout. Il apostrophe le public, le conditionne. Et ce qui devait arriver arriva (enfin !) : le public se retrouve debout à danser et les musiciens rejoignent le public. Ambiance de fête à Cybèle. Chouette fin !

Pascal Derathé & photos Nathalie Jamais & Ilsen

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Les Improvisations Picturales

Pendant le festival de Jazz à Vienne du 29 juin au 13 juillet 2017, SOLOSARY organise, en partenariat avec Jazz à Vienne, les Improvisations Picturales de Jazz les jeudis, vendredis, samedis et dimanches au pied de la Scène de Cybèle pendant le set de 16h00.

Les Improvisations Picturales de Jazz, c'est un concept :

  • deux peintres,
  • deux toiles de 0,80m x 0,80m,
  • de la peinture acrylique... et le jazz.


Neuf après-midi, durant le Festival de Jazz à Vienne, pendant lesquels deux peintres différents sont invités par SOLOSARY à réaliser la performance d'improviser, en public et dans l'esprit du jazz, une toile en lien avec la musique exécutée sur la scène de Cybèle.

Les Improvisations Picturales de Jazz, c'est un objectif artistique et culturel :
Permettre au public de regarder la musique, de voir les sensations, les sentiments par elle provoqués, appliqués sur une toile, comme un miroir que lui tend le peintre...
...et de prolonger l'éphémère d'un son déjà disparu en exaltant sa mémoire...

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Vu à Cybèle

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Elles sont "Cybèle" © Philippe Sassolas

 

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Au Théâtre Antique en soirée : la "All Night Jazz"

Amaury Faye Trio

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Ce trio lauréat du tremplin Rezzo Focal Jazz à Vienne 2016 ouvre la "All Night Jazz" avec un standard, Witchcraft, interprété dans un style qui est la marque du trio, avec une ligne de piano très claire, très lisible et parfaitement bien posée. Le pianiste allie la puissance et une très fine intelligence mélodique, ce qui met bien en valeur ce thème de comédie musicale de la fin des années 50, popularisé par Sinatra et repris par Bill Evans en trio. Le second titre, Vence, est une composition d'Amaury Faye en forme de ballade qui nous entraîne loin dans une réflexion rêveuse où l'auditeur s'oublie lui-même pour n'être plus que musique. Enfin pour terminer ce set qui nous a paru très court, un blues que les musiciens appellent fédérateur, Sunday Morning Blues, comme un retour aux Amériques, histoire de revenir aux origines. Il est important de signaler la contrebasse chantante de Grégoire Navarro et le nuage rythmique du batteur vibratile Théo Lanau, dont les jeux combinés siéent parfaitement aux interprétations limpides d'Amaury Faye.

Michel Mathais & photos Ilsen & Nathalie Jamais

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Keziah Jones

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Difficile de croire qu'ils ne sont que trois sur scène. Accompagné de ses deux compères, Josh McKenzie -qui joue de la batterie debout à la façon des percussions- et Joey Grant à la basse, Keziah Jones a l'honneur de chauffer le public qui se prépare pour une nuit entière de concerts alors que le soleil se couche sur le Rhône.

Le roi du blufunk est en place, et plutôt bien! Les cordes de guitare cassent tour à tour, il en rigole puis continue de jouer. Imperturbable.
Le maître de la "slap guitare" n'a pas sorti d'album depuis 2013 mais il semblerait bien que de beaux projets soient dans les tuyaux... Keziah revisite donc son répertoire en retournant aux sources. Where's Life, Beautiful Emilie, Hello Heavenly, sont d'autant de succès que les fans ici présents se réjouissent de redécouvrir dans le cadre unique de Vienne.

Et sans aucun doute, il a la forme ce soir, Keziah. Avec son chapeau vissé sur la tête, il nous susurre des mots doux de sa voix suave et sensuelle qui me rappelle parfois Ben Harper sur cette même scène il y a quatre ans, lui aussi bien chapeauté. Ses talents de guitariste sont toujours au top et bien que le jeu de Keziah lui soit propre, les influences se font sentir, de l'afrobeat de Fela à l'unique blues/rock d'Hendrix. Le Nigerian ne cache d'ailleurs pas son amour pour Jimi dont il reprend régulièrement les plus grands succès. On se rappelle encore de son interprétation impromptue de Voodoo Child avec Biréli Lagrene et John McLaughlin (https://youtu.be/LKx5OSgjSZ4), et les chanceux présents ce soir auront cette incroyable version de All Along the Watchtower, façon Hendrix, en tête pendant encore un moment. L'intensité à son comble, le public semble branché sur le même courant que notre Keziah survolté qui n'hésite pas à monter dans les aigus pour nous démontrer, une fois de plus, toute la palette de son talent.
Bien que quelque peu prévisible, le final se fera sur Rythm Is Love, succès indéniable de son premier opus, qui ne semble pas avoir pris une seule ride depuis 1992, tout comme le sourire enjôleur de notre guitare hero d'un soir!
Sans aucun doute, nous avons été gâtés par du grand Keziah ce soir.

Claire Jalmain & photos Ilsen & Nathalie Jamais

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Seu Jorge : The life Aquatic a tribute to David Bowie

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Seu Jorge arrive vêtu d'un pantalon, d'un tee-shirt et de son incontournable bonnet rouge. Il s'installe sur une estrade éclairée par des "bougies". Non loin, sur la scène, une autre estrade avec une lampe de marin, des cordages et des cagettes évoque un radeau. On entre dans l'univers du film "The Life Aquatic with Steve Zissou" de Wes Anderson.

Il jouait à la PlayStation lorsque le réalisateur l'a appelé. C'est son ex-femme qui répond quand il lui propose de jouer le rôle de Pelé. Sauf qu'il explique qu'il ne joue pas au foot mais à la Play. Chanter David Bowie ? Pelé est le marin qui dans le film chantera les chansons de Bowie en brésilien. Il connait vaguement Let's Dance mais il veut bien.

Sa voix éraillée entame Changes. Une vraie présence, la chanson est transformée, habitée sur un air de samba (son répertoire habituel). Oh you Pretty things, version cool, différente. Il est seul mais sa voix, sa guitare et sa présence débordent de la scène pour faire vibrer tout l'amphi.
Il se rappelle Cinecittà (studio cinématographique à Rome) pour le tournage du film. Il n'avait pas préparé Rebel, Rebel alors il s'est isolé quinze minutes pour écrire quelques vers. Joli travail, rythme nonchalant. C'est soft, il nous "ballade" en douceur même lorsqu'il hurle son émotion.
Puis il accélère avec Starman et revient sur un rythme plus lent en pinçant les cordes.

Rock'n Roll Suicide
présente plusieurs changements de rythme, c'est puissant !

Suffragette city est plus syncopé. Il interprète Space Oddity qui nous transporte dans un autre espace puis Five Years et c'est un beau voyage. Il évoque ensuite la mort de son père et de David Bowie auxquels il dédie la chanson Life on Mars. Hommage émouvant, troublant.

Pour le rappel, il revient à Rebel, Rebel, repris par le public puis interprète deux autres reprises de Bowie qu'il a totalement investies. David créait de superbes musiques et des textes d'un nouveau genre. Seu leur a donné une nouvelle dimension avec un supplément d'âme qui avait touché David et c'est un merveilleux moment auquel on a pu assister.

Merci David et Seu !

Chérif Méflah & photos Ilsen & Nathalie Jamais

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Bixiga 70

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Jazz à Vienne 2017, une heure du matin, pour la "All Night Jazz", Bixiga 70 prend possession de la scène. Le big band brésilien de Sao Paulo mêle en fanfare afrobeat, funk, rythmes sud-américains mais bien peu de jazz. Pourquoi ? Leur musique engage la danse : les percussionnistes et le batteur nous enchantent, nous dynamisent par la puissance de leur polyrythmie. Mais tout ou presque repose sur eux.

Fruit de métissages, l'heure est à l'exubérance, aux signes de résistance et de liberté. Mais toutes les musiques brésiliennes sont le fruit de synthèses créatrices de nouveaux styles et ceci bien avant le plus qu'intéressant mouvement Tropicalisme des années 60.

Déferlant par vagues à nos oreilles, les instruments à vent s'insinuent, se superposent ou se confrontent aux rythmes. Nous n'échappons pas aux ostinatos.

Bémol : Deux solos de cuivres, sans inverser le processus, ouvrent le champ rythmique vers l'inconnu. Un peu de jazz...

Valérie Lagarde & photos Ilsen & Nathalie Jamais

(Cuca Ferreira: sax baryton ; Douglas Antunes: trombone ; Daniel Nogueira: sax ténor ; Daniel Gralha: trompette ; Marcelo Dworecki: basse ;  Mauricio Fleury: clavier, guitare ; Cris Scabello: guitare ; Décio 7: batterie ; Rômulo Nardes, Gustávo Cék: percussions)

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Con Brio

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C'est par une attaque de riff rock, que Con Brio démarre l'avant-dernier concert de cette All Night Jazz 2017. Tout de blanc vêtus comme des pénitents, nos San Franciscains relèvent le défi de poursuivre sur le coup des trois heures du matin dans l'amphithéâtre l'ambiance de fête initiée avant eux par les Brésiliens de Bixiga 70. Et s'ils devaient faire partie d'une confrérie, ces pénitents-là appartiendraient à celle du funk et du rock !

Pour le rock, on va le retrouver dans la guitare de Benjamin Andrews, la basse de Jonathan Kirchner et la batterie d'Andrew Laubacher. Le guitariste démontrera à plusieurs reprises son talent dans l'exécution de longs solos rocks. Patrick Glynn aux claviers ajoute une touche tantôt rock et tantôt funk. La section de cuivres avec Brendan Liu à la trompette et Marcus Stephens au saxophone ténor donne une touche Rythm and Blues à l'ensemble. L'énergie du groupe est impulsée par le chanteur Ziek McCarter qui entraîne ses camarades et vient surtout survolter le public. Les Californiens vont réveiller les irréductibles spectateurs noctambules de l'amphithéâtre. Enfin presque tous, car si la majorité du public suit et danse avec Con Brio, le chanteur ira prendre un bain de foule jusque dans les gradins et apportera quelques décibels à ceux qui ont entrepris un sommeil réparateur au fond de leur sac de couchage. A propos, on a les noms de ceux qui dorment à cette heure-ci de la All Night !

C'est avec une voix funk qui rappelle Michael Jackson, (d'ailleurs le chanteur esquissera un "Moonwalk", mais aussi un jeu de jambes empruntées au God father of soul et l'énergie inspirée d'un Sly Stone) que le chanteur va mener l'ambiance. Sa voix s'adapte également au rap et à la soul car il n'hésite pas à mélanger les styles. Il imitera à plusieurs reprises les pas de James Brown, et notamment lorsque ce dernier se laissait tomber de sa hauteur en réalisant un grand écart. Le show fonctionne à merveille et transforme les premiers rangs en dancefloor. Aux acrobaties vocales le chanteur en ajoute une dernière avec un salto arrière pour clôturer le concert. Quand on vous dit que tout est dans le jeu de jambes !

Avec sa maîtrise de plusieurs styles comme le rock, la soul, le funk ou le Rythme and Blues, Con brio nous emmène de façon festive un peu plus loin dans la nuit et presque au bout de cette All Night Jazz 2017, mais éloigne un peu la All Night du Jazz.

Jean-François Viaud & photos Ilsen & Nathalie Jamais

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Guillaume Perret : "Free"

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Pas facile de trouver un artiste capable de nous sortir de la "All night Jazz". Plusieurs options se présentent. Soit on met de l'énergie à la façon des Snarky Puppy qui nous avaient secoués en 2013 (voir ici) soit on se fait doucement cueillir comme en 2010 avec Vincent Segal et Piers Facini (voir ici), probablement les meilleures fins de All Night de ces dix dernières années.

Cette année Benjamin Tanguy a choisi la voie médiane en gardant le meilleur des deux mondes. Il a invité Guillaume Perret, déjà repéré, idolâtré pour son projet "Electric Epic".

Là, c'est en solo "Free" qu'il se produit. Pas si seul que ça car il a avec lui un ingé son, Nadhir Bereguig et un ingé lumières, Manu Ronceray, et du meilleur s'il vous plaît.

04h30, Guillaume Perret bat le rappel des festivaliers qui finissaient de cramer leur carte "cashless" au bar très actif. Le show commence dans un bain de lumières. Il s'active sur son sax toujours aussi volcanique. La braise rouge du pavillon du sax  d'Electric Epic est passée à l'incandescent blanc. Le projet est mûr. C'est parti pour une heure trente d'un flot continu d'ambiances différentes. On passe de la transe hypnotique à du New Orleans revisité. Guillaume Perret abat un travail fantastique, partagé entre ses pédales, ses boitiers divers à gauche et à droite, les boutons collés au corps de son sax. Il n'en n'oublie pas le public pour autant, tout heureux de l'honneur qui lui est fait de clôturer cette édition.

Nous sommes baignés dans des univers variés nous faisant oublier qu'il est seul en scène. Des lumières somptueuses l'habillent. Un régal polysensuel.

Il déroule son dernier CD "Free", brode autour, il relance quand il sent que cela est nécessaire.

Le jour s'est levé depuis de longues minutes. Les warriors de la "All night jazz" en redemandent et obtiendront de bonne grâce un double rappel.

Guillaume Perret : à ranger dans notre tiercé de tête des groupes de l'aube.

Pascal Derathé & photos Jazz-Rhone-Alpes.com

Voir nos précédentes chroniques de "Free" : 16/01/201717/02/2017

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La galerie de photos de Jazz-Rhone-Alpes.com

Les concerts du jeudi 13 juillet 2017 à Vienne


L'Académie de Jazz à Vienne : Stage intensif ; Tony Kazima/Zaza "Vienne" Desiderio ; Mento Cloub ; Sax Machine ; Amaury Faye Trio ; Keziah Jones ; Seu Jorge ; Bixiga 70 ; Con Brio ; Guillaume Perret

 

(Les photos publiées ici ne sont pas libres de droit et appartiennent à leurs auteurs qui seuls peuvent vous accorder un droit de reproduction. Si vous souhaitez en utiliser une ou plusieurs, prendre contact avec la rédaction de Jazz-Rhone-Alpes.com)

 

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