(42) LoireRhinoJazz(s)

14/10/2018 – Un dimanche en Big Band avec le RhinoJazz(s)

Une journée entière consacrée aux formations de la région.

L’apéro est offert dans les jardins “d’été”  de la MJC de Rive-de-Gier où une formation composée d’élèves du conservatoire de Saint-Etienne sous la direction de Ludovic Murat reprend quelques standards mainstream et même quelques monkeries. Une paella géante est ensuite proposée pour nous faire patienter jusqu’aux concerts de l’après-midi. C’est sympa de pouvoir vivre cela à la mi-octobre.

 

Après cela direction le Théâtre du Couzon juste à côté pour une après midi consacrée aux big bands avec pour commencer le Jazz’ier Big Band.

Jean-Paul Chazalon nous explique que de nombreux big bands se sont succédés durant les quarante éditions du RhinoJazz(s) et que c’est justice que de leur consacrer un espace. Ce qui devrait revenir les années prochaines.

Le Jazz’ier Big Band est issu du conservatoire de Saint-Chamond.

Hélène la chanteuse assure aussi à la présentation et le fera très bien tout au long du concert avec un gentil mot pour chacun de ses comparses et un brin d’humour bienvenu.

Le répertoire proposé embrasse large :

Nice and easy issu de l’album swing de Franck Sinatra, dans les années 60.

De l’album “The atomic Mr Basie” le titre Flight of the foo bird.

1963 : composition de Victor Feldman et d’un certain Miles Davis : Seven steps to heaven.

Passage par le Brésil avec The girl of Ipanema.

Changement de registre avec la reprise de la Pavane de Gabriel Fauré arrangée par le directeur de la formation, Michel Goutagny. Morceau que certains ligériens s’approprient comme “la pavane du Forez”.

On reste dans le début du vingtième siècle avec un arrangement très amusant du Boléro de Ravel par un certain Zappa imaginé au début des années 90 (il existe une vidéo sur YouTube ou Frank dirige son band une clope au bec, une autre époque !). Rien que pour ce truc iconoclaste nous avons gagné notre journée.

Retour à des années plus récentes mais qui appartiennent déjà à l’histoire avec ce Come together des Beatles.

On finit ce concert avec I like your style de l’immense groupe californien Tower of Power. C’est bien sûr cuivré à souhait.

On le voit en huit morceaux bien léchés on a couvert un grand pan du jazz.

Une jolie découverte que ce Jazz’ier Big Band que nous n’avions pas encore vu à l’œuvre.

 

Un changement de plateau rondement mené et place ensuite aux voisins valentinois du JAV Contreband invité par Michel Goutagny, vingt cinq musiciens avec leur chef Pascal Berne “à la baguette”.

Cet orchestre est composé d’amateurs (d’un bon niveau), de professionnels et de musiciens en voie de professionnalisation. On reconnaît dans les pupitres Gérald Simonet à la batterie, Noé Berne à la basse et un imposant tubiste et sousaphoniste Nicolas Pommaret que nos lecteurs connaissent bien.

Pascal Berne rappelle que progressivement cet atelier musical a pris ses galons de formation à part entière et qu’elle s’attache à développer un nouveau répertoire chaque année et ce, depuis dix-sept ans. Respect !

Aujourd’hui le big band va puiser dans plusieurs répertoires ; le “Zappa”, “parce que c’est une musique qui nous va bien” nous explique Pascal Berne, leThomas de Pourquery” présenté en 2017/2018…

Ils commencent avec Cletus Awreetus-Awrightus de Zappa de son album “Le Grand Wazoo”. On est d’entrée de jeu dans le bain.

Pascal Berne présente ensuite Chris McGregor, pianiste sud africain blanc, le premier à jouer avec des noirs et a choisi comme morceau the Bride

Suit Sons of love de Thomas de Pourquery. Ce dernier expliquait l’année passée qu’il avait été bluffé et intéressé de voir sa musique reprise par d’autres surtout dans ce cadre. Et cette reprise est tout à fait dans l’esprit de son créateur, ça pulse sérieux, c’est pétillant et explosif. Les flûtistes deviennent chanteuses.

Retour à Zappa dont l’inventivité n’est plus à présenter avec un Zomby woof “représentatif de l’art du zapping de Zappa”. Jolie cette reprise du terme « zapping » pour Zappa.

Love in outerspace : THE ballade composée par Sun Ra et adaptée par Thomas de Pourquery dans le magnifique album “Supersonic play Sun Ra”. Tout y est : les chœurs, les chorus de flûte, de basse, les nappes de cordes.

En avant première du nouveau répertoire du JAV Contreband l’orchestre présente une chanson de David Bowie Dirty Boy. En effet pascal Berne a décidé de revisiter le répertoire du chanteur et le concert Bowie Symphonic vu la semaine passée à Saint Etienne l’a conforté et renforcé dans cette démarche.

Final sur un Enlightenment fort jubilatoire.

Ont collaboré à cette chronique :

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