(42) LoireRhinoJazz(s)

15/10/2017 – Airelle Besson & Vincent Segal à Villars pour le RhinoJazz(s)

Déjà associés dans le « Quarteto Gardel », Airelle Besson et Vincent Segal nous arrivent en duo. Tout les deux sont des habitués de ce format: on a pu voir par exemple Airelle Besson avec Lionel Suarez lors du RhinoJazz(s) 2016, Vincent Segal pour sa part s’est taillé un beau succès autour du monde en duo avec Ballaké Sissoko. L’art du duo est une expérience particulière qui s’apparente à la conversation, si l’un des interlocuteur n’est pas à a hauteur, le dialogue devient vite insipide. Pas de ça ici, Airelle Besson est à l’ouverture sur le premier titre, Blossom, accompagnée par le violoncelle jouant très rythmique, pizzicati, saltato et staccato alterné.

Ça part très vite, très haut, très  fort. Il en sera ainsi jusqu’à la fin du concert, la pression retombe à la fin du morceau au moment des applaudissements, puis les musiciens repartent sur le morceau suivant avec la même intensité un, adoptant un schéma très différent à chaque fois qui retient et soutient l’attention des auditeurs. Airelle Besson et Vincent Segal alternent ainsi des titres de l’un ou de l’autre, intercalés d’un Bill Evans et de deux titres dédiés, l’un à Ballaké Sissoko et l’autre à Lionel Suarez et Minino Garay leurs compagnons du Quarteto Gardel.

L’ensemble du concert est sans temps mort et joué avec une impression de facilité qui n’est qu’apparente, pas question ici de se laisser aller, à deux la moindre baisse d’intensité de l’implication de l’un ou de l’autre serait perceptible et néfaste pour l’ensemble. Airelle Besson et Vincent Segal se surveillent et s’écoute en permanence, dès qu’une idée se fait jour, ou que l’un des deux opère  un changement de direction, l’autre le suit à la note près, comme si la partition était écrite, du grand art.

Au final deux tubes de Bowie Life on Mars et Let’s Dance, que Vincent Segal nous avoue avoir beaucoup joué pendant son adolescence et qu’il reprend avec un plaisir évident et un brin de nostalgie.

Ont collaboré à cette chronique :

Laisser un commentaire
X