(38) Isère

17/09/2021 – Nolid Quintet à La Gélinotte

Vendredi soir la Gélinotte à Revel (38) accueillait le Nolid Quintet.

Une balade initiatique dans le jazz des années 50-60 à la découverte du hard bop et ses inventeurs Art Blakey et Horace Silver et le légendaire groupe The jazz Messenger.

Une musique qui a bercé mon enfance et qui m’a initié au jazz et que l’on a toujours plaisir à écouter dans son salon sur un vieux vinyle des labels Blue note ou Prestige, mais qui est finalement peu interprétée en live, à mon grand regret.

Un excellent choix musical plein d’émotions et de vibrations.

Le Nolid est un quintet dans la plus pure tradition Hard Bop avec une pointe d’originalité avec le sax baryton et le vibraphone qui donnent à leur musique une rondeur et des accents qui mêlent des courants jazz différents, non seulement hard bop avec plusieurs titres de The jazz Messenger (Nica´s dream, Along Came Betty, Whisper not, Moanin,…) et le Modern Jazz Quartet (Django) mais aussi West coast avec des airs de Gerry Muligan (avec Line for Lyons) et quelques retours en arrière sur le jazz des années 40 avec Lady Bird de Tadd Dameron et Night in Tunisia de Dizzy Gillespie.

Un répertoire dépoussiéré par ces musiciens pas encore trentenaires pour notre plus grand plaisir.

Les deux Quentin étaient déjà à l’origine du Hard Q Quintet que je vous avais fait découvrir en Octobre 2019 (voir ici). Le Covid a entrainé quelques changements avec  le choix du vibraphone qui sublime ce projet. 

Quentin Richaud passionné de cette période nous délivre avec beaucoup d’humour, tout du long du concert, des anecdotes sur les musiciens et les morceaux pour nous faire découvrir avec passion la musique qu’ils aiment.

Une excellente soirée et un projet à découvrir absolument, en attendant vous pouvez aller écouter leur vidéo de présentation sur Youtube, avec le standard Beautifull love 

Quentin Richaud: contrebasse ; Antoine Vignon: trompette ; Manon Saillard: vibraphone ; Bastien Rathuille: batterie ; Quentin Lisack: saxophone baryton

Ont collaboré à cette chronique :

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