(42) LoireRhinoJazz(s)

17/10/2017 – Thomas Ford en solo à l’Auberge Laffont pour le RhinoJazz(s)

Comme chaque année, le concert de Dargoire du RhinoJazz(s) est organisé au profit de l’association

UNE GOUTTE D’EAU AU FASO

Il est bon de savoir que la recette de ce soir sera investie dans des actions concernant le soutien à la scolarisation, le développement et l’autosuffisance alimentaire au travers de formation agricole (élevage et agriculture) respectueuses de l’environnement et adaptées aux conditions locales.

 

Avec Thomas Ford, le Rhino nous a encore sorti de son chapeau de magicien un phénomène rare, parfaitement adapté à ce genre de petite salle dotée d’un public local, chaleureux et fidèle,  le spectacle était complet bien avant le jour du concert.

C’est un anglais furieux de blues avec une expérience déjà longue malgré son âge loin d’être canonique. Il annonce un âge de 32 ans dont 20 de blues: jusqu’à 12 ans, il apprenait la guitare et bricolait les musiques de l’époque avec ses copains, avant de passer au blues pour accompagner son harmoniciste de père. Il avoue même qu’à l’université, il bossait plus souvent la musique que le droit. On veut bien le croire, tant sa culture du blues semble étendue. Le blues acoustique qu’il développe est très étonnant, il a un jeu de guitare, guitare acoustique la plupart du temps, mais pas seulement, qui doit beaucoup aux pionniers des années 30 à 50  et une voix étonnante qui va avec : des cordes vocales au son rêche, un phrasé et une manière de projeter les mots tout en les avalant en partie, assez typique de certains bluesmen du Deep South.

Il joue aussi de l’harmonica et s’amuse même à chanter dans le micro de l’harmo, ce qui donne à la voix des sonorités old time comme si elle sortait d’une vieille radio ou d’un 78 tours. Son tour de chant s’appuie essentiellement sur ses compositions qu’il agrémente de quelques titres de ses auteurs préférés Son House et Tommy McClennan, ses références majeures.

Thomas Ford n’est pas seulement un excellent musicien, c’est également un artiste en communication permanente avec le public, il entretient avec celui-ci un dialogue constant au travers de la musique, mais également entre les morceaux avec une bonne dose d’humour, anglais bien sûr. Sacré personnage et sacré bluesman surtout.

Ont collaboré à cette chronique :

Laisser un commentaire
X