(38) IsèreEsplanade Saint Vincent

24/11/2017 – Michel Fernandez Quartet à l’Esplanade Saint Vincent – Vienne

Les soirées sont toujours belles à l’Esplanade Saint Vincent ; accueillis chaleureusement par Joëlle et  François à l’aise tant à la présentation du Michel Fernandez Quartet, qu’aux lumières, ainsi qu’au service, la formule alliant concert et dîner est très appréciée du public et aussi des musiciens pour la qualité de l’écoute qui leur est réservée.

Nous entamons la soirée par Bird Boy de Don Cherry avec une belle exposition du thème par Michel Fernandez au saxophone ténor qui nous met tout de suite dans l’ambiance de cette soirée très riche en couleurs. Il enchaîne sur une impro très modale et rythmique, suivi par Joël Sicard au clavier qui déploie une belle énergie, accompagné avec verve par le contrebassiste François Gallix.

Nous voilà transportés au sein du désert africain, terrain de prédilection de Michel Fernandez, avec sa composition Almeria. Dans une atmosphère orientale amenée par la contrebasse,  envoûtés par le soprano, accompagné subtilement par la batterie laissant de belles respirations, en parfaite connexion avec le clavier. Le calme revient sur le chorus de Joël Sicard qui remonte en puissance porté par le duo contrebasse/batterie.

Nous enchaînons avec 4 autres compositions de Michel Fernandez. Une magnifique ballade Léa débutant au son du serpent à sonnette sous les balais de Nicolas Serret, Michel Fernandez au sax ténor, suivi d’un chorus de contrebasse très intimiste et très imbriqué avec le clavier. Sable Rouge nous ramène en Afrique avec des alternances binaire/ternaire et un dialogue clavier batterie soutenu par des percus sur la contrebasse. Nous restons en Afrique au rythme de  Brazza  commençant par une  impro collective, ponctué  par un très agréable chorus de batterie sur les peaux.

Après une pause gastronomique bien méritée, l’archet de François Gallix nous fait glisser sur Jama, morceau très oriental, rejoint par ses trois acolytes.

Un thème d’Ornette Coleman, Lonely woman, doux et harmonieux exposé au sax ténor, soutenu par une interaction entre l’archet et les balais.

Nicolas Serret signe la composition suivante, Cirling around, avant de revenir sur une composition de Michel Fernandez, un calypso très entraînant High Life.

Nous terminons ce set par un morceau de Fela Cuti, avec qui Michel Fernandez a eu l’occasion de croiser le sax, en nous amenant au Nigeria.

Le public sous le charme réclame avec force un rappel auquel les musiciens répondent sans se faire prier avec une ballade You don’t know what love is et une improvisation où les mains de Joël Sicard volent littéralement sur les touches du piano semblant à peine les effleurer.

 

Photo : Colin Booth

Ont collaboré à cette chronique :

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