(69) RhôneLe Radiant

2/12/2017 – « Soulful Christmas » au Radiant à Caluire-et-Cuire

Ce soir c’est « Soulful Christmas » au « Radiantful ».

Grosse soirée à guichet fermée, les Caluirards ont répondu présent et les 850 sièges du Radiant sont utilisés.

 

« Soulful » la promesse est claire : nous allons faire le plein d’âme avec cette musique du cœur.

Il s’agit d’une création et pour l’occasion la chanteuse Catali Antonini a réuni autour d’elle des musiciens de haut vol, les solistes de l’ONL et des jazzmen. En un trop court set la chanteuse et l’orchestre vont survoler les classiques de la Tamla Motown et de Stax.

On commence « facile » avec Otis Redding, James Brown et Aretha Franklin. Tout le monde reconnait. On passe forcément par Marvin Gaye et son mythique album « What’s going on » (1971) avec plusieurs titres en medley dont Save the children avec en intro un rare passage à la scie musicale (la première fois qu’il en jouait en concert nous dira ensuite en coulisse le violoncelliste Édouard Sapey-Triomphe, tout heureux d’avoir pu enfin en jouer en public).

Le choix de l’arrangeur Stéphane Pelegri a été de se passer de cuivres (« trop évident »), un savant travail de réécriture a donc été effectué pour doser le rythme et les mélodies entre cordes (harpe, violon, alto, violoncelle et basse), percussions (batterie, vibraphone,…) et claviers.

Après Walk on by d’Aretha Franklin le thème Contusion de Stevie Wonder est repris en instrumental ce qui permet à Manu Vallognes de prendre le large avec un chorus à la basse dont il a le secret.

Après l’épisode « viticole » de Marvin Gaye* arrive un medley de trois titres et pas les moins connus de Stevie Wonder (dont Superstition et Isn’t she lovely). C’est le moment qu’a attendu le public pour commencer à se manifester et battre le rythme.

Enfin réchauffé le public a droit à un autre medley, celui des Jackson Five et là ça décolle (Blame it on the boogie et Workin’ Day & night).

Pour le rappel retour à Stevie avec Another Star.

Un chouette concert avec des musiciens de haut vol, il a manqué à mon goût une ou deux choristes qui auraient bien épaulé la chanteuse un peu seule à la voix.

 

*I heard it through the grapevine

 

Jennifer Gilbert: violon ; Vincent Dedreuil: alto ; Édouard Sapey-Triomphe: violoncelle, scie musicale  ; Stéphane Grosset: cor ; Éléonore Euler-Cabantous: harpe ; François-Xavier Plancqueel: percussions ; Guillaume Itier: batterie ; Stéphane Pelegri: piano, Fender Rhodes, arrangements ; Catali Antonini: voix ; Manu Vallognes: basse

Ce spectacle sera redonné à l’Auditorium de Lyon le 17 décembre voir ici

Ont collaboré à cette chronique :

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