(26) DrômeJazz dans la ville

11/02/2018 – Le Middle Mood Jazz Orchestra à Montélimar

La Saint-Valentin, un peu en avance, a pris des accents de swing en cet après-midi du dimanche 11 février 2018, à Montélimar. Dans la Salle Saint-Martin, qui a tendance à devenir épisodiquement le « Duc des Lombards » montilien grâce à l’action de l’association « Jazz dans la Ville », le Middle Mood Jazz Orchestra a donné un récital, et pour une première…

Une première parce que, dans la jeune vie de Jazz dans la Ville, le jazz vocal a fait son apparition, dans le panel « authentique » que l’association s’emploie à mettre en lumière depuis sa création.

Le Middle Mood Jazz Orchestra, c’est d’abord une voix. La voix de Gillian Savage, que les éclairés écoutent depuis de nombreuses années. Gillian Savage a fait ses gammes sur son sol natal irlandais, commençant une carrière (d’abord par le folk irlandais puis, plus tard, par le jazz manouche) qui l’emmènera sur de nombreuses scènes internationales. En France, son intégration dans le Big Jazz’Art de Chambéry l’aura ancrée un peu plus dans le paysage français, grâce aussi à ses propres formations, Profile Jazz et le Gillian Savage Quintet.

Aujourd’hui offrant son art au sein du Middle Mood Jazz Orchestra, elle y est entourée de « pointures ». L’âme de la formation, le metteur en scène, c’est Sauveur Rodriguez, à l’origine de la réunion de tous ces talents. Un musicien qui a connu les « tournées américaines » au sein de la formation des Flagada Stompers, et qui aura accompagné Claude Luter, Maxime Saury ou encore Marcel Zanini, dont la place dans le monde du jazz s’estompe peut-être à tort.. A ses côtés, Jacques Bourdi, un ami habitué de la scène montilienne, qui a été un des piliers du Vitamine Jazz Band, et dont le jeu à la batterie n’a pris aucune ride. On dit, enfin, que Stéphane Ballouhey, le benjamin du groupe, lorsqu’il prend une douche, évite de se mouiller les mains… et ça, pour ne pas ramollir les callosités que sa pratique – excellente – de la contrebasse lui a créé au fil du temps. Info ? Intox ? En tous les cas, les dites callosités auront encore rempli leur rôle à merveille.

Le Middle Mood Jazz Orchestra est un quintet. Le « 5ème élément », normalement, c’est Jacques Silvert, virtuose du saxo alto et de la clarinette si on doit encore le présenter. Mais Jacques a manqué à tous, en ce dimanche 11 février. Alors, pour le remplacer… Mais le public montilien n’aura pas perdu au change, parce qu’il a eu la joie de voir revenir à Montélimar Daniel Huck, qui a répondu présent à l’invitation du groupe. Est-il, là aussi, utile de présenter Daniel Huck ? Scateur de génie, et saxophoniste de même, il a eu l’excellente idée de se fondre dans le swing du Middle Mood, pour que cette Saint-Valentin se métamorphose en une véritable fête du « jazz authentique », une authenticité des musiciens présents, surtout, qui aura rejailli sur tous les spectateurs présents…

Ont collaboré à cette chronique :

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