(26) Drôme

27/02/2018 – « Folk Blues Remains » création Lux Scène Nationale à Valence

La création « Folk Blues Remains » était présentée à Lux Scène nationale de Valence en avant-première décentralisée de la Biennale Musiques en scène à Lyon.

Ce projet est le fruit de la rencontre d’un photographe et vidéaste Mat Jacob avec Benjamin De La Fuente, compositeur et musicien multiinstrumentiste et Bruno Chevillon, contrebassiste bien connu du milieu jazz.

La création surprend au premier abord par le traitement sonore et visuel conditionnant la suite de la représentation.

Nous sommes dans un parti pris très contemporain où les sons crissent et percutent mais en public ouvert et averti nous prenons le train avec les musiciens curieux de voir la suite du parcours.

La création visuelle éclatée sur 3 écrans dont le grand écran de la salle équipée cinéma, impressionne par le jeu des superpositions des images. Le voyage visuel est à la fois végétal, spatial et surtout humain. Un comédien- vidéo « naufragé de la vie » s’agrippe à une nature devenue matériau pour nos regards.

L’univers musical est le fruit de l’imaginaire de Benjamin De La Fuente (explorateur sonore).

La mise en espace sonore passant par les instruments et le matériel d’amplification disposés sur  scène entre lesquels nos deux musiciens habillés de blanc se déplacent au gré des improvisations.

Bruno Chevillon manipule son archet et ses pédales avec la distorsion en union avec les improvisations de Benjamin De La Fuente transcendant au bottleneck.

Mais où est le blues ? Il arrive par bribes avec quelques notes de banjos ou de guitares faisant penser à celles d’Hendrix ou de Ry Cooder sur fond d’images de désert mais les similitudes sont passagères et nous repartons dans les méandres de cette création pluridisciplinaire.

Le ressenti musical du public est mitigé (à l’applaudimètre) tant l’univers sonore est contrasté, multiforme, surprenant voir dissonant et nous sommes restés un peu à la recherche de l’osmose entre les univers visuels et sonores proposés.

Une photo « noir et blanc » des ouvriers dans des champs de coton arrivant sur l’écran final est alors perçue comme les vestiges d’une culture populaire et musicale née aux Etats-Unis et un hommage un peu décalé.

Ont collaboré à cette chronique :

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