(26) DrômeJazz dans la ville

11/03/2018 – « Elles’Wing » à « Jazz dans la ville » à Montélimar

Elles’Wing à Montélimar, et avec brio !!!!

 

Elles étaient quatre, ce dimanche 11 mars 2018. Quatre à venir enflammer la scène de la Salle Saint-Martin de Montélimar, pour le « dernier » (temporairement) après-midi de jazz, proposé par l’association « Jazz dans la Ville ».

Elles’Wing, comme le nom l’indique, c’est un quartet exclusivement féminin, dont les quatre membres, émanant de régions différentes, ont eu la bonne idée de se trouver, et de se construire, après être toutes passées par l’École de Jazz de Montpellier.

L’idée de cette formation, c’est Valérie Jacqmain, la guitariste du groupe, qui l’a eue, alors qu’elle est dans l’Hérault. Là-bas, elle va repérer une voix. Celle de Lucy « Lune » Gillespie (un nom prédestiné, peut-être) qui va très vite la suivre dans l’aventure qu’elle lui propose. Voix, guitare… et pourquoi pas contrebasse ? Chose vite réglée, avec l’arrivée de Tatilo Dumas, originaire de l’Ardèche, qui va affermir un peu plus le duo qui devient trio. Et puis, comme les Trois Mousquetaires, les trois vont devenir quatre, avec l’arrivée de la Lilloise Suzy Boursaud, qui fait chanter son accordéon et qui rappelle, dans son jeu de scène, Emile Parisien et son sax soprano. C’est peu dire.

Elles’Wing vole aujourd’hui de ses propres ailes, enchaîne les dates, présentant un jazz vocal qui entraîne. Piochant au hasard dans le répertoire standard, mais aussi dans le répertoire manouche, qui pourtant ne se chante pas, mais auquel Lucy n’hésite pas à y apporter sa « touche », les quatre muses n’ont qu’un souci, dès lors qu’elles sont réunies sur scène : transmettre leur passion et leurs envies musicales à tous les spectateurs venus les écouter, et qui tombent très vite sous leur charme.

Cet après-midi-là, elles étaient bien quatre sur la scène. Pourtant, Tatilo Dumas n’avait pas pu assurer le voyage montilien d’Elles’Wing. Pour la remplacer, aux commandes du même instrument, Béatrice Sanchez. Qui s’est fondue dans le groupe comme un membre à part entière, la musique réunissant toujours « les enfants d’une même famille », au hasard des chemins…

Les accents intimistes du quartet ont fait mouche. La voix chaude de Lucy Gillespie s’est infiltrée avec bonheur entre les rythmes de guitare de Valérie Jacqmain, soulignée par le jeu de l’accordéon de Suzy Boursaud et avec « juste la petite touche de contrebasse qui va bien », pour presque deux heures de pur plaisir donné à tous les amoureux du jazz traditionnels qui, une fois de plus, n’ont pas été déçus d’avoir fait le détour…

Ont collaboré à cette chronique :

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