(38) IsèreLes Détours de Babel

31/03/2018 – Sofiane Saidi et Mazalda pour les Détours de Babel à La Bobine

Pour ce concert d’Electro Raï, le public nombreux et jeune semble conquis d’avance !

Le très sympathique groupe lyonnais Mazalada avec Julien Lesuisse (saxophone alto, Electronic wind instrument et voix) ; Stéphane Cézard Saz (guitare) ; Lucas Spirli (orgues et synthés) ; Adrien Spirli (synthé, basse) ; Moncef Besseghir (derbouka, gallal) et Yann Lemeunier (batterie, pads électroniques) existe depuis une quinzaine d’années.

Ils ont choisit pour leur dernier album (El Ndjoum) de s’associer au chanteur charismatique de Raï Sofiane Saidi, et c’est ce soir la première fois qu’il présente en public leur fructueuse collaboration.

Originaire de Sidi Bel Abbès, une des trois villes dont le Raï est originaire, Sofiane Saidi s’inspire fortement de cette spécificité apportée par l’usage des guitares qui en fait un Raï « underground », tout en restant fidèle aux mélodies traditionnelles.

Sa voix forte, rugueuse et grave, donne tout de suite le ton et forme avec Mazalda un ensemble cohérent qui nous transporte d’emblée au-delà de la Méditerranée. Les « youyous » fusent dans la salle. Nous y sommes !

Musique orientale, trémolos, ondulations, variations des rythmes, puissance des instruments, rythmes trépidants, sons psychédéliques, transes, énergie, tout y est.

La chanson Saida marque une étape particulière de ce voyage, puisque Sofiane nous explique que cette ville se trouve aux portes du désert, là où la nature semble s’arrêter et où rien ne semble se passer. La musique et le chant racontent alors « le désert », et on a l’impression de sentir le souffle du vent. Cette chanson est de la célèbre chanteuse algérienne Cheikha Rimitti, figure emblématique du Raï.

Autre moment privilégié, celui pendant lequel Sofiane et Julien chantent ensemble Bourkan (volcan) chanson douce dont Julien est à l’origine.

Pour finir d’enflammer le public, il ne manquait que la danseuse du ventre. Elle est apparue, pour le plaisir de nos yeux et pour nous accompagner dans ce voyage dont on avait du mal à revenir

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