(74) Haute SavoieJazz Club d'AnnecyLac in Blue

04/04/2018 – Fabrice Tarel Trio invite Tom Harrison au Jazz Club d’Annecy pour le Lac in Blue Festival

C’est une affaire de retrouvailles. Le pianiste rhônalpin Fabrice Tarel a été formé et a débuté sa carrière Outre-Manche où il s’y est créé de solides amitiés, surtout celle avec le saxophoniste Tom Harrison. Il était donc logique qu’il lui fasse traverser à son tour le Channel. Voilà qui est fait cette semaine avec une tournée où ils écument les clubs de la région affublés des deux acolytes du pianiste, le contrebassiste Michel Molines et le british Andy Barron à la batterie.

Un jazz club comme d’habitude bien rempli s’apprête à écouter le quartet. Le set débute avec une composition de Fabrice Tarel, The conqueror qui nous emmène d’emblée sur des chemins très libres et ethérés.  Arrive ensuite la reprise de la soirée avec Glue Fingers de Sonny Fortune où le saxophoniste Tom Harrison se détache très vite de la partition pour nous offrir un long chorus qui présage du niveau général de la soirée… on a bien fait de venir. Sur une autre composition de Fabrice Tarel, Cycles, Tom colle tout d’abord aux consignes avec son style très free et ouvert avant de s’envoler à nouveau sur une improvisation très bien construite. La première composition de Tom Harrison jouée ce soir est Jazzmin breeze avant d’entamer un hommage à son grand-père R.L.H 2 (l’autre partie viendra au set suivant) .

Reprise du second set avec une composition de Fabrice No one turned puis l’autre bout l’hommage de Tom à son grand père . Beaucoup de sensibilité et d’émotion dans l’interprétation du saxophoniste. Un jeu frais, inventif et intense. Il nous embarque dans son histoire et on y croit. Alternance oblige avec Learning to be une « vieille » composition du pianiste qui laisse la place belle à la contrebasse et à la batterie qui ne s’en privent pas…il aurait été dommage de s’en priver. Dernier morceau du concert Ten years passed qui marque ces dix ans d’amitié et de retrouvailles entre le pianiste et le saxophoniste. Un thème très up et échevelé qui sied à merveille au jeu de Tom qui excelle dans des phrasés complexes et amples. Rappel mérité sur Like someone in love, un jeu assagi parfait pour se quitter.

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