(73) SavoieJazz à Val Thorens

12/04/2018 – Conférence de Fabrice Tarel : « L’histoire du jazz »

Il n’y a pas de festival sans une ou plusieurs conférences. Val Thorens s’est plié à la quasi-tradition et propose une conférence sur l’histoire du jazz par le pianiste Fabrice Tarel.
Sujet compliqué et « serpent de mer ». Le propos est forcément personnel. Et pourquoi pas ?

Fabrice Tarel construit son plan sur « les origines », « Les courants », « les clés de compréhension ».

Les origines : le blues et sa grille de douze mesures en boucle et ses trois accords, la gamme Blues à six notes ; le ragtime ; la musique dite classique (l’école française Debussy, Fauré, Ravel,…). On écoute un extrait de La mer de Debussy ; le Gospel (un extrait de Down by the riverside) ; les worksongs (extrait de Black Betty, pas la version de Ram Jam). Il en existe d’autres mais c’est un début.

Les courants du jazz :
Le New Orleans dès 1910 avec banjo et clarinette, beaucoup d’improvisation.
Le « swing » à partir de 1920–1930, apparition des big bands , une musique plus écrite plutôt destinée aux blancs (écoute du big band de Duke Ellington)
Le Bebop (1940-1950), musique revendicative de noirs avec des têtes de file comme Charlie Parker, Bud Powell, Thelonius Monk, Dizzie Gillespie… (écoute de C. Parker)
Le Cool Jazz (1950-1960) avec des Stan Getz, des Chet Baker… (écoute de Bye Bye Blackbird par Chet Baker)
Rock fusion (1970-1980) apparition de l’amplification, des synthétiseurs (Joe Zawinul, John Scofield,…)

Autres courants:

Free jazz (Cecil Taylor, Ornette Coleman, …)
Electro jazz
Jazz modal
Hard bop

Entracte avec un blind test

Fabrice passe ensuite à une explication de clés pour comprendre le jazz : ternaire, chabada, les standards,…

Il revient ensuite sur les apports des différentes musiques au jazz : influence de la world music : Brésil, cuba, Balkans, Afrique, Moyen-Orient….

En conclusion, loin de s’essayer à fournir une définition du jazz Fabrice Tarel s’attache à évoquer les états d’esprit qui sont les germes de cette musique.

Ont collaboré à cette chronique :

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