(69) RhôneAuditorium de Lyon

14/04/2018 – Gospel à l’Auditorium de Lyon

C’est à un grand barnum que nous convie l’Auditorium Maurice Ravel ce soir.

Il s’agit d’un concert « Gospel », projet créé de toutes pièces par Pascal Horecka.

Le concert a déjà été donné jeudi soir devant une salle comble. Même résultat ce soir. C’est toujours impressionnant de voir cette belle salle pleine jusqu’en haut du deuxième balcon.

Egalement impressionnante la scène, préparée pour l’Orchestre National de Lyon, un quartet de jazz et le chœur

Le concert commence, l’ONL s’installe, s’accorde, ça se fait vite. Pascal Horecka arrive, quasiment en courant tellement il a hâte de recommencer  le concert.

L’intro musicale avec des extraits des 1er, 2ème et 3ème mouvements de Catfish Row de George Gerschwin où l’on reconnaît entre autres Summertime.

Pascal Horecka que l’on connaît comme chef de chœur se retrouve ce soir au pupitre du chef et a l’honneur de diriger pour la première fois l’ONL au grand complet avec en sus des instruments plus rares ici comme un banjo (qui ne se fera entendre que sur quelques mesures) et une batterie tenue par Stéphane Pelegri. Comme c’est de la musique « légère » les hommes jouent sans cravate histoire d’être plus à l’aise.

Puis arrivent les cent trois choristes (je les ai comptés) et le groupe Sweet Witness de quatorze chanteurs et la soliste Andrea « Drea » Albert.

Beaucoup de monde sur scène !

L’ensemble entonne quelques chansons Anthem of praise, Swing low (sweet chariot), l’archi-connu Go down Moses. « Et c’est là que commence le concert » nous signale avec humour Pascal Horecka, « car maintenant les artistes c’est vous, le public » les paroles du refrain avaient été distribuées avec les programmes. Ce sont provisoirement près de deux mille personnes qui accompagnent l’orchestre et la chorale. Une belle communion comme le Gospel sait si bien nous en proposer. Sauf qu’ici c’est puissance 10.

Après l’entracte le concert reprend avec des extraits des 4ème et 5ème mouvements de Catfish Row toujours sous la direction de Pascal Horecka.

Ensuite la deuxième partie présente des morceaux où les chanteurs Sweet Witness passent sur le devant de la scène comme The Lord is blessing me, ou bien laissent la place à la trop rare Andrea « Drea » Albert qui entonnera au cours d’un medley un extrait d’Amazing Grace. D’autres morceaux moins connus sont interprétés mais toujours avec une égale ferveur. Il faut dire qu’avec près de cent vingt voix et l’orchestre symphonique ça claque bien.

On ne pouvait pas se quitter sans un Happy days qui sera donné au rappel. Très attendu ! Pascal Horecka présente plusieurs versions (variantes de tonalités, de rythmes) avant la « bonne » celle qui fait se lever le public et chanter avec.

Deuxième rappel avec Andrea Albert en solo sur un magnifique That’s why I’m praising you repris par toute la troupe. Frissons garantis.

A la sortie Pascal Horecka était bien sûr épuisé mais sur un nuage après avoir pu concrétiser ce projet qui lui a demandé six mois de travail à temps plein.

Ont collaboré à cette chronique :

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