(69) RhôneBémol 5

20/04/2018 – Yuval Amihai Trio et Amit Friedman au Bémol 5

Pour son premier anniversaire le Bémol 5 nous offre un guitariste qui commence à se tailler une belle réputation.

Yuval Amihai est un habitué des clubs parisiens et new-yorkais (il revient d’une tournée là-bas).

Double fête ce soir car il présente son nouveau CD qui sort officiellement mercredi prochain « Ain’t got nothing but the blues ».

Il est sur scène avec le band du disque à l’exception du batteur. Gautier Garrigue est remplacé par Stefano Luchini (Un ami musicien dans la salle me dira à son sujet que ça le perturbe de voir John Scofield à la batterie !). On découvre donc ce guitariste et son nouvel opus. Et ma foi la surprise est belle. Le jeu de guitare est souple,un tantinet lyrique, un groove certain et maîtrisé. Cela est notable dès le second morceau, le blues qui donne son nom à l’album. De la retenue, des notes suggérées et derrière le sax d’Amit Friedman qui vient se lover tout contre la guitare. Du tout bon.
Autre exercice de style, une reprise très up de Love for sale qu’on n’attendait pas sur ce tempo très bop.

Changement d’univers avec Pizmon la Yakington une berceuse d’Israel (« que je chante chaque soir à mon fils » nous explique Yuval). Une belle place est faite à la contrebasse de Damien Varaillon que nous sommes tous heureux de retrouver en si bel équipage. Amit reprend le flambeau au ténor et nous fait gagner un cran d’intensité.
Fin du premier set avec un composition Old new song, morceau sur-mesure où le guitariste peut se lâcher sans pour autant en mettre « de partout ». Une belle dextérité au service de sa musique.

Un mot sur la jolie guitare de Yuval, une VB. Il s’agit d’un luthier établi à New York et qui vient de déménager à San Diego (Californie), Victor Baker. Un joli catalogue.

Reprise du second set avec un morceau calme Abide with me où Yuval nous livre un superbe chorus qui prépare le terrain à son compère saxophoniste.

On continue avec une reprise de Keith Jarrett, So tender. Décidément ce guitariste a des choix éclectiques.

Et le concert de se poursuivre avec des standards : Stolen Moments et des compositions Yuli et Eviator.

L’ensemble étant bien équilibré, plutôt classique et agréable à l’oreille.

Bon anniversaire le Bémol 5 !

Ont collaboré à cette chronique :

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