(38) IsèreJazz à Presles

21/04/2018 – Giovanni Mirabassi & Francesco Bearzatti à « l’ultimo » Festival de Presles

C’est comme un beau roman, une belle histoire dans laquelle on s’abandonne. Plus on avance, plus on redoute les dernières pages autant qu’on les savoure. Ezio prend son temps pour annoncer ce concert, un des deux moments forts de  » l’ultimo » festival qu’ils ont créé de toutes pièces avec Christine. Ce concert, ils l’ont voulu mémorable et riche en émotions. Quoi de mieux que des amis, des artistes transalpins bien sûr, qui ont déjà accepté de venir jouer à Presles, dans ce festival, et d’en écrire les plus belles pages !

Et quelles pages ! Le trio de Giovanni Mirabassi en 2013 avait porté le niveau de ce festival plus haut que les cimes du Vercors, bientôt rejoint par Francesco Bearzatti en 2016 et son magnifique projet « Monk’n roll », impressionnant de technique, de créativité et d’énergie. Quels moments, quels souvenirs!

Giovani Mirabassi (piano) et Francesco Bearzatti (sax ténor et clarinette)  s’estiment. Ce duo s’était rencontré pour un concert parisien auquel Ezio avait pu assister. Dès lors, il n’en a pas démordu : il voulait çà !!! Pour Ezio, ils ont accepté. Rejouer des standards, ceux qu’ils ont appris, joué, rejoué, puis presque oublié, pris par le tourbillon des projets personnels. Quoi de mieux qu’un retour aux sources pour redécouvrir ces trésors.

Alone together, Lady Bird, A child is born, Caravan, …

Dès l’entame, la cohésion entre les deux musiciens est parfaite, Giovanni Mirabassi se courbe, entre dans son piano et sert à Francesco Bearzatti le cadre, le paysage musical dans lequel il peut virevolter, redoubler d’ingéniosité et rajouter à la partition originale, ce petit brin de folie, cette touche de musicalité, celle qui fait que le même morceau de jazz puisse être qualifié de musique d’ascenseur ou de pur instant de bonheur.

Les standards s’enchainent. Les deux musiciens prennent un plaisir espiègle à se renvoyer la balle et nous emmènent trop vite vers la fin du concert.

Pour finir, le docteur Bearzatti offre à ce public qu’il juge trop excité une ballade « camomille » tout en douceur. Pas assez dosée pour calmer ce public qui en redemande. Ce sera un deuxième rappel, avec la version mirabassienne du Chant des partisans.

Ezio a réussi sa soirée, belle et forte en émotion. Juste ce qu’il faut pour garder l’envie de continuer … peut-être !

Ont collaboré à cette chronique :

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