(38) IsèreJazz en Bièvre

18/05/2018 – EYM Trio + invité à Montseveroux

Pénultième concert au château de Montseveroux en ce début de weekend de Pentecôte : l’esprit du jazz va à nouveau déposer sa flamme bienfaitrice dans les oreilles averties qui ont préféré la salle chargée de siècles d’histoire aux kilomètres de bouchons de l’A7 ! Le piano droit attend Élie Dufour, la contrebasse Yann Phayphet et la batterie Nicolas Thé, remplaçant, pour la première fois, Marc Michel, titulaire des baguettes. EYM Trio a promis un invité, sa chaise l’attend au centre de la scène… Les pronostics vont bon train dans les premiers rangs : chanteuse, soufflant, accordéoniste ?

Après les présentations d’usage, le trio entame le premier set avec un morceau tout en contrastes. Élie a pris, au préalable, le temps d’enfiler son ghungroo (bracelet indien de grelots de chevilles) qui apportera sa présence discrète mais efficace à plusieurs reprises au fil du concert. Dès le second morceau (Les vents des Carpates), l’accordéoniste Marian Badoï transforme le trio en quartet. Il reste pour le troisième titre durant lequel Élie alterne main droite ou main gauche sur son clavier ou un tambourin posé sur le piano, le ghungroo est toujours là… Pour conclure le set en trio, nous avons droit à Fiston, titre provisoire d’ « une sorte de berceuse » dédiée par le pianiste à son petit garçon qui sera sûrement né à l’heure où vous lirez ces lignes… Le thème sera présent sur l’album à paraître en septembre.

Après la pause dégustation et dédicaces des deux premiers albums (« Genesi » et « Khamsin »), le retour sur scène se fait avec Grand Pas en trio, Yann utilisant l’archet durant quelques mesures. Interprété en quartet, Le Lours de Kuala Lumpur nous emmène en Malaisie. Élie prend soin de présenter ses trois compagnons de scène et de remercier toute l’équipe de bénévoles de Jazz en Bièvre. Bengaluru nous transporte en Inde pour conclure le second set, Nicolas se livrant à quelques facéties. Ne peut-on pas jouer en jouant ?

Enthousiaste, le public obtient successivement deux rappels qui délaissent les compositions personnelles d’Élie Dufour pour faire la part belle à Indifférence de Toni Murena et au Minor Swing de Django Reinhardt revisité : du manouche sans guitare, c’est possible !

Un mage isérois nous a annoncé qu’il fera beau le vendredi 22 juin et que les concerts de Quand Sonne Mehdi et Iray Trio se feront dans la cour du château ! Rendez-vous est pris pour l’ultime concert… de la saison 2017/2018 de Jazz en Bièvre.  À suivre…

 

NDLR : Merci à Muriel Siepaio pour la photo.

Ont collaboré à cette chronique :

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