(01) AinLa Ferme à Jazz

18/05/2018 – Liberian Sextet à la Ferme à Jazz

Liberian Sextet : 6 raisons d’être heureux

Il restait des places vides, à la Ferme à Jazz, ce 18 mai, et il faut le dire, les absents ont vraiment eu tort. Dès les premières notes, le public était transporté dans le flux jazzistique newyorkais, puisqu’il s’agissait de rendre un bel hommage  au saxophoniste américain Walt Weiskopf.

Pour ceux qui l’ignoreraient encore, Walt Weiskopf est l’un des  saxophonistes américains parmi les plus  impressionnants du moment. C’est un créateur d’univers, compositeur, arrangeur, qui s’exprime à merveille dans le cadre d’un 6tet

Les musiciens qui lui ont rendu ce bel hommage se connaissent bien. Il semble qu’ils aient biberonné au même swing, depuis longtemps, et c’est un médicament à s’injecter d’urgence. Reprises et compos se sont succédé, au cours d’un menu sur vitaminé qui donne la frite, la pêche et la banane !  Le menu ne serait pas complet s’il ne s’y était ajouté quelques pincées d’humour, une grosse louche de complicité et de partage aussi bien entre les musiciens qu’avec le public.

Des cœurs qui battent sur le même rythme, cela a donné un jazz intemporel, qui s’appuie sur des standards, avec des innovations, des « scoops » musicaux, bref, de la créativité et du talent, chez ces musiciens  dont les chorus ont « emballé » un public de connaisseurs. Parmi  les aficionados, notons la présence de Xavier Marcon, directeur du C.R.D. et de Baby Ecochard, véritable mémoire du jazz local, jamais à cours d’une anecdote sympa sur les uns ou les autres. Ce soir-là, il nous contait l’histoire du premier piano de Romain Nassini, vendu à un adolescent qui ne connaissait encore pas grand-chose à la musique et qui, un an après, frémissait sous les doigts du même jeune homme doté, déjà, d’un talent exceptionnel…

Mais le 18 mai à la Ferme à Jazz, ce n’est  pas le talent qui manquait !  Qu’on en juge : Pierre Baldy-Moulinier au trombone, Charles Clayette à la batterie, qui a su sans forcer faire monter la pression, Benjamin Guyot à la contrebasse,  Boris Pokora, sax alto et Eric Prost, sax ténor et Romain Nassini au piano…  Rien que du beau monde,  avec qui passer la soirée a été un vrai bonheur.

Prochains rendez-vous à la Ferme à Jazz  le 25 mai avec le Djama, le 1er juin avec Fabrice Tarel Trio…

Ont collaboré à cette chronique :

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