(38) IsèreDépartement

19/05/2018 – Au Son du Jazz à Seyssuel

Seyssuel sessions

C’est le second set de ce rendez-vous isérois, comprenez la deuxième édition de « Au Son du Jazz », proposé par la MJC de Seyssuel et notre bien aimé photographe local Daniel Peyreplane pour qui « Spectacle vivant, musique, partage. On ne sort jamais indifférent d’un spectacle vivant. » Le menu préparé est alléchant… Sont proposés aux gourmets Novo Quartet, Catali Antonini Quartet et Ewerton Oliveira Duo : une entrée de produits locaux, un plat chaud méditerranéen et un dessert sud-américain ! Amis et autres spectateurs ont bravé le soleil et le ciel bleu pour trouver place dans la grande salle de l’atrium de Seyssuel. Près des loges, un studio photo est improvisé par l’ami Christophe Charpenel… Nombres de collègues sont venus avec leurs boîtiers et objectifs… La buvette propose boissons, « petite restauration, bonne humeur et convivialité »… Nous voilà prévenus, on va se régaler !  Même Sainte Cécile, patronne des musiciens a réussi à se glisser sur les bouteilles d’eau mises à disposition des artistes !

Le fil rouge de la Note Bleue

Pour ouvrir la soirée, on retrouve le Novo Quartet du contrebassiste Pascal Berne et ses souffleurs, le clarinettiste Michel Mandel, le tromboniste Pierre Baldy et le saxophoniste Yves Gerbelot. Issu du collectif grenoblois La Forge, le quartet nous offre Momentanément Balkans, En laissant Magdebourg, Expresso, Hermeto, Terre et  Sonnet for Duke, des compos de Pascal Berne au milieu desquelles se glissent Liberetto du contrebassiste suédois Lars Danielsson, Odwalla de Roscoe Mitchell (époque Art Ensemble of Chicago), Vo Alfredo du Brésilien Guinga et Utviklingssang de Carla Bley. Les habitués se délectent, les autres tombent sous le charme des couleurs sonores de cette formation atypique.

 

Les cuivres et les bois se sont retirés. Les spectateurs se sont restaurés et désaltérés. Chacun reprend sa place. Le contrebassiste revient sur scène, en compagnie de la chanteuse Catali Antonini, du pianiste Alfio Origlio et du batteur Yvan Oukrid. Le voyage méditerranéen du quartet nous emmènera en Corse, en Italie et en France. Solenzara, Vado via, Angoscia, Una lacrima sul viso, Parle plus bas, Mongibello, Parole parole et Ciucciarella se succèdent en jazzifiant chansons traditionnelles et populaires. Le programme choisi conquiert l’auditoire sans difficulté. La virtuosité de chacune et chacun se met au service d’un périple musical des plus chaleureux. Alfio se fait plaisir sur le Bösendorfer impérial amené par Yves Dugas…

 

Pour le dernier set de ce « second set », le piano change de mains. Le Brésilien Ewerton Oliveira se l’approprie en compagnie de son complice, le percussionniste péruvien José Ballumbrosio. Durant la ballade d’ouverture, Ewerton révèle des talents insoupçonnés de crooner et José frappe avec des balais ou à mains nues ses nombreuses percussions. En fermant les yeux, on imaginerait que le duo est plus nombreux ! On les garde ouverts pour profiter du déploiement d’énergie et de joie de vivre communicatives des sud-américains. On aura même droit à une mâchoire d’âne utilisée comme percussion ou à un violon orné de grelots et d’offrandes… Les oreilles sont tout autant sollicitées pour découvrir la profuse richesse de patrimoines méconnus. Malgré l’heure tardive, le public est resté et obtient un rappel… Et quel rappel ! Le duo m’offre une superbe composition originale d’Ewerton Virado di Maracatu…  Daniel avait prévenu : « On ne sort jamais indifférent d’un spectacle vivant. »

 

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