(69) RhôneLa Clef de Voute

25/05/2018 – Pablo Campos Trio à La Clef de Voûte

J’avais noté sur mes tablettes de passer à La Clef de Voûte pour y retrouver notre ancien collègue Philippe Maniez qui joue en trio avec son acolyte habituel à la contrebasse Viktor Nyberg (même si Géraud Portal était annoncé) et surtout le jeune pianiste et chanteur Pablo Campos. La curiosité m’avait poussé à fouiner sur le net pour découvrir ce musicien qui n’était pas encore passé en Rhône-Alpes (si ce n’est la veille à Grenoble) et je dois dire que j’en ai été bluffé. Il me fallait absolument l’entendre en live !

Le trio reprend le « real book », mais n’hésite pas à tourner pas mal de pages pour nous dénicher ce Golden ear rings. Puis un standard japonisant de 1937 Poor Butterfly qui s’inspire du livret de l’opéra de Puccini. Le verse a cappella nous confirme que ce jeune chanteur est une future star de nos scènes. Mais pas que chanteur car au clavier il n’est pas manchot et ses arrangements sont aux petits oignons. On continue avec Put on a happy face sur un arrangement de Peter Peterson.

Pablo Campos aime jouer les standards, il y en a tellement qu’il peut les choisir en fonction de l’ambiance et des circonstances. À ce moment du set il tient à saluer les habitants de la colline avec The fox who live on the hill de Jerome Kern joué spécialement pour les habitants de La Croix Rousse (où nous nous trouvons). Sur ce thème calme il capte avec une grande simplicité l’attention du public. Pas d’esbroufe, pas de figures de style, du pur et du sincère qui touche sa cible.

Il annonce la fin du set avec By myself immortalisé par la grande Judy Garland.

Insensiblement on pense à Nat King Cole où plus récemment à Harry Connick Jr, deux chanteurs maitres du clavier (ou l’inverse).

Ces jeunes sont gourmands alors au lieu de faire un rappel ils entament une jam avec deux sax : Thomas Ibanez au ténor et Jean Salim Charvet à l’alto, ce dernier met la barre très haute dès son premier chorus. Qu’à cela ne tienne Thomas relève le gant et nous épate à son tour. Le standard Our love is here to stay devient prétexte à improvisations de part et d’autre.
Changement de batteur pour Cotton tail avec l’arrivée de Mathéo Ciesla. Après un autre chorus de Jean Salim Charvet je découvre Philippe Maniez au micro pour un chorus de scat très convaincant.
Tony Kazima est en embuscade et filera au piano pour un Blues (Route 66), la batterie n’étant toujours pas libre Philippe s’empare de la contrebasse (Décidément très surprenant ce Philippe).

La Clef de Voûte nous a offert une superbe soirée.

Ont collaboré à cette chronique :

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