ActualitésJazz à Cours & à Jardins

02/06/2018 – Gabriele Mirabassi & Roberto Taufic

« Deux perles noires dans un jardin »

Un duo régulier constitué, invité privilégié des musiques montrées dans ces lieux investis le temps d’un festival.

Deux musiciens, deux virtuoses que la folie musicale a réunis depuis une vingtaine d’années.

Cette attirance, voir similitude entre l’Italie et le Brésil, c’est Maria Pia de Vito qui nous l’avait définitivement fait explosé à l’âme lors de sa résidence à l’amphithéâtre de l’opéra de Lyon (https://archives.jazz-rhone-alpes.com/160502/index.htm#residencemariapiadevito quelle horreur ! déjà deux ans …) et les deux compères étaient du gang qu’elle avait réuni. Musico pédagogues ce soir, les deux instrumentistes vêtus du noir des musiciens classiques, assis entre les arbres, presque cachés, vont nous dire quelque unes des musiques brésiliennes dont la bossa nova est la plus connue évidemment mais pas la seule : capoeira, choro, aboio, bumba… sont interprétées.

La play list puisée dans les répertoires des maîtres compositeurs brésiliens alterne les tempi lents, les poils se dressent alors sur les avant-bras, le coin de l’œil brille, puis c’est un tempo rapide, voir vertigineux, à la limite de la sortie de route et notre sourire revient ; les émotions sont terribles, magnifiques, extrêmes. Et plutôt que la paraphrase, la citation : « Ce soir, Messieurs les clarinettistes, la leçon de musique était donnée par Monsieur Gabriele Mirabassi, époustouflant, majestueux et presque diabolique, ses soli vertigineux au-delà d’une technique exceptionnelle auront mêlé des traits de virtuosités, des nuances extrêmes du pianissimo à la limite de l’audible jusqu’au forte ébouriffant et une inventivité inouïe … » Au soutien de ces tendresses, la guitare classique de Roberto Taufic, instrumentiste redoutable et sensible, sa guitare est très amplifiée ce qui lui permet de créer, sous ses doigts des effets que l’on pourrait penser venus d’une boîte électronique bien spécifique, il est aussi l’arrangeur de ces douceurs de l’âme, il est l’orchestrateur de notre plaisir de l’instant, vertiges de la topologie…

Ont collaboré à cette chronique :

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