(69) RhôneJazz à Cours & à Jardins

02/06/2018 – Napastak Quintet à Jazz à Cours et à Jardins

Le goût du lapin !

Un lapin à vingt pattes, ça n’existe pas, ça n’existe pas ! C’est sous l’ombre apaisante des tilleuls du Jardin de l’Hôpital de Fourvière que FD’A nous invite à faire sa connaissance en nous présentant le quintet Napastak. La chanteuse Manon Roussillat nous explique que le nom du groupe a été trouvé par le saxophoniste Yervand Malazyan et signifie lapin en arménien. La contrebassiste Lucile Courtalin, le batteur Pierre Ferrand et le guitariste Sergio Martinez complètent ce combo issu du département jazz du Conservatoire à Rayonnement Régional de Lyon.

Lapin chasse heures.

Le répertoire sélectionné par les jeunes musiciens puise avec bonheur dans le Real Book. My favorite things (1959) interprété en ouverture nous rappelle qu’avant de devenir un monument coltranien, est, avant tout, une chanson de Richard Rodgers et Oscar Hammerstein II. Bewitched, Bothered and Bewildered (1940) de Rodgers et Hart nous est servie en mode ballade soyeuse. Get Out of Town (1938) de Cole Porter nous la joue swing à souhait. Le plus rare Israel  (1949) de John Carisi est interprété, en quartet, sans chant. I Hear a Rhapsody (1941) de George Fragos, Jack Baker et Dick Gasparre revient au Real Book avec brio. Anthropology (1946) de Charlie Parker, Dizzy Gillespie et Joe Bishop  puis Blue in Green (1959) de Bill Evans sont interprétés en instrumental. Born to Be Blue (1946) de Mel Tormé et Robert Wells est un blues tout en finesse. If I Should Lose You (1936) de Ralph Rainger est repris sans lyrics. Afro Blue (1959) de Mongo Santamaría s’offre en mode groove. Avec des paroles originales en français, Sleeping Dancer (1966) de Wayne Shorter conclut ce concert.

Les pattes de lapin…

Les chansons sont fort bien servies par la voix profonde et la parfaite diction de Manon qui sait aussi faire bon usage du scat. Lucile assure un tempo impeccable et produit de vibrants soli. Pierre est imperturbable derrière ses fûts et ses cymbales, glissant çà et là quelque tonique solo. Rythmique ou soliste, Sergio sert généreusement l’ensemble.  Yervand passe avec aisance du solo efficace à l’accompagnement discret. Napastak (et d’autres) assimilent sereinement aujourd’hui le jazz éternel pour préparer le jazz que nous écouterons demain. Ces cinq là sont programmés le samedi 9 juin à 15h30 au Jardin Verdi, le 11 juillet à 20h30 sur la scène de Cybèle à Vienne. A bon entendeur !

 

Ont collaboré à cette chronique :

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

X