(69) RhôneJazz à Cours & à Jardins

03/06/2018 – Jazz à Cours et à Jardins en trois sets

On accourt à jardin, on se retrouve en salle… Météo défavorable en ce premier dimanche de juin, l’équipe du festival joue la sagesse en rapatriant les trois concerts dans l’amphi de l’ICOF. Par ici parité : quatre dames et quatre messieurs vont se produire en trois sets !

MARLUM ouvre le bal avec Mar-got Espalieu au saxophone, Lu-cyna Jeziorna au piano et M-organe Darnaud au violon. Issu du C.F.M.I. (Centre de Formation des Musiciens Intervenants), le trio nous interprète cinq compositions personnelles (Alouette, Sur le fil, Truc à bicyclette…) et My funny Valentine,  instrumentaux fort agréables à l’oreille, chaque musicienne accompagnant ou prenant les soli. Nous avons même la surprise d’un surprenant trio vocal Tu cours toujours, toujours tu cours où les trois voix font merveille. Les demoiselles nous ont offert leur premier concert. Gageons qu’il y en aura encore et que d’autres pourront apprécier leur musique puisée dans les univers traditionnels, baroques et jazz. Parions que les enfants qui bénéficieront de leurs interventions seront captivés par leurs talents…

 

AIRS D’APEAUX POLIS D’APOLLINAIRE nous est proposé par la comédienne Gilda Pélissier, le batteur Attilio Terlizzi et le saxophoniste-flûtiste François Dumont d’Ayot. Cent ans après la mort du poète, l’heure est venue de rendre hommage à Guillaume Apollinaire par le verbe et la musique. L’assemblage de textes méconnus évoquant la Grande Guerre, la Femme, les migrants, les artistes… est lu par Gilda Pélissier avec conviction. Certains le sont a capella. D’autres sont ourlés de compositions de FD’A entre batterie à jardin et saxophones ou flûtes à cœur. Le Pont Mirabeau conclut le spectacle avant ces ultimes mots : « Il est grand temps de rallumer les étoiles ! »

FETEN FETEN réunit l’enthousiasmant duo espagnol Diego Galaz et Jorge Arribas. Ils arrivent par la salle, côté jardin, Diego avec un violon à cornet et Jorge un accordéon. En espagnol, Diego présente le concert qui nous emmènera dans la vaste étendue des musiques hispaniques. Les Ibères nous libèrent des clichés avec fougue, humour et quel talent ! Selon les morceaux, le violon fait place à la mandoline, la scie musicale, un washboard en os, deux cuillères à soupe, deux coquilles St Jacques, une poêle à frire. Successivement, une flûte en corne, une chaise de camping transformée en flûte, une cornemuse bricolée autour d’un cubitainer, un balai-flûte et une pelle-flûte se substituent à l’accordéon. Le public est ravi et conquis devant tant d’invention et de virtuosité, d’énergie et de générosité. L’instrumentarium a de quoi laisser coi ! Valse, paso doble, jota, jazz manouche, tango, fandango… tout y passe. On écoute, on entend le cri des mouettes, le ressac des vagues, on s’amuse, on frappe les palmas, on claque des doigts, on chante, Olé !, on rit, on danse… Merci à Jazz et à Jardins d’avoir suivi la suggestion de l’Instituto Cervantès qui a réjoui petites et grandes oreilles !

Ont collaboré à cette chronique :

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