(38) IsèreJazz Club de Grenoble

07/06/2018 – Melos New Swing Sextet au Jazz Club de Grenoble

Un joli moment de partage au jazz club de Grenoble, pour la soirée de clôture de la saison, avec le Melos New Swing Sextet pour un set de musique dynamique, où les musiciens mouillent leur chemise, et un repas partagé auquel ont œuvré essentiellement les bénévoles dévoués du club et qu’ont apprécié aussi les fidèles de la rue Hauquelin !

Ah le Melos New swing Sextet! S’il joue un Jazz “traditionnel, chaud et tripard” comme l’annonce la plaquette de présentation, c’est par le goût d’une musique qui remue et de l’amitié qui dure. Issu d’une formation créée en 1962 « par des étudiants », il se nommait alors « Mélo thérapeutes », et au jazz club de Grenoble déjà nous allions l’écouter assez pour savoir que trois des membres actuels du new sextet étaient déjà là : Pierre Fort à la trompette et au vibraphone (faisant aux USA une carrière discrète sous le pseudonyme de Peter Strong) Christian Roy (clarinette, sax alto et soprano) et Salvatore Origlio à la batterie. Les trois autres « petits jeunes » Yves Curtoud au trombone, Bernard Genevois à la contrebasse et Frédéric Woutaz à la guitare, ont intégré la formation dans les années 70.

La longévité exceptionnelle de cette formation tient sans doute au plaisir de jouer une musique que chacun aime et retrouve avec bonheur ; et aussi à sa « philosophie » qui considère les vertus thérapeutiques de la musique, comme art de vivre, puisque les médecins qui l’ont animé, assurent que la musique conserve !

Ah ! La belle cohésion d’ensemble ! Les beaux vieux thèmes que nous aimons, me souffle mon voisin de chaise : Saint louis Blues !, On the sunny side of the street (ah le swing de Christian!), I can’t give you anything but love (chanter et jouer de la contrebasse en même temps, quelle gajeure!) Saint James infirmary, Basin street Blues (ah! Les couleurs du trombone),  et ces thèmes bien arrangés: : Portrait of the Lion– hommage à Willie Smith- Royal Garden Blues, Mood Indigo (ce beau thèmes de Duke, dont les couleurs vont si bien au vibraphone) ; et quelques autres de Satchmo : Way down yonder in New Orleans, Django (MJQ), Coppenhagen et Bill Bailey won’t you please comme home !

Comme il n’était pas tout à fait l’heure de rentrer à la maison, le public s’est attardé, dans un second set culinaire autour des quelques tables dressées pour l’occasion, quelques crus bien frappés et autres jus de fruits pétillants, et les plats cuisinés par quelques bénévoles bien intentionnés et habiles de leur main ! Moment de partage, de retrouvaille, d’amitié…L’esprit du jazz Club de Grenoble en un mot !

Ont collaboré à cette chronique :

X
X