(38) IsèreJazz à Vienne

10/07/2018 – Marquise Knox au Théâtre Antique

En 1974 le critique musical et futur producteur Jon Landau déclarait à la sortie d’un concert « ce soir j’ai vu le futur du rock, il s’appelle Bruce Springsteen … ». Paraphrasant ces propos, on peut dire qu’ à travers cette soirée blues de Jazz à Vienne (un peu plus clairsemée que d’habitude pour cause de demi-finale France Belgique), le public du Théâtre Antique a pu voir le futur du blues et qu’il s’appelle Marquise Knox. Tombé tout jeune dans la marmite du blues notamment par sa grand-mère guitariste, ce natif de Saint Louis (Missouri), vingt-sept ans aujourd’hui, a été très tôt pris en main par des bluesmen comme Henry Townsend ou Louisiana Red au point d’enregistrer son premier album à seize ans et de récidiver trois ans plus tard avec le remarqué « Man Child » (APO 2009) produit par Michael Burks.

Très investi dans l’association Blues in the schools, il a eu l’opportunité de côtoyer B.B. King ou Pinetop Perkins. Son dernier album, le live « Black and blue », est sorti en septembre 2017 et il est venu le présenter en France fin 2017 dans le cadre de la tournée New Blues Génération. Solidement entouré de trois fidèles musiciens Matthew Lawder  (guitare), Augustus Thornton (basse) et Michael Battle (batterie), Marquise Knox ne disposait que de cinquante minutes et sept morceaux  pour ce set de présentation à Vienne, suffisant cependant pour qu’on puisse mesurer l’immense talent de ce musicien aussi brillant à la guitare, où on sent toute l’influence de B.B. King, qu’à l’harmonica qu’il utilisera sur un morceau, mais surtout par son écrasante présence vocale ou transparaissent tout son engagement, sa connaissance et son vécu du blues comme le résume sa composition I know the blues. Armé de son seul micro, il s’offrira même une balade au milieu du public sur son titre Bluesman (I’m a good man, I’m a poor man, I’m a blueman … do you understand) pendant que le backing band assure d’enfer sur scène.

Totalement convaincant, retenez bien ce nom, on en entendra forcément parler sur la scène blues de demain.

 

Merci à Philippe Sassolas pour le prêt de deux photos

Ont collaboré à cette chronique :

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