19h00 à Cybèle. Un vent de liberté s’abat sur la scène. Les trois musiciens de « Palm Unit » revendiquent l’héritage de Jef Gilson, « Le secret le mieux gardé du jazz français » comme le dit son hagiographe (et fan) Jérôme Simonneau. Ce touche à tout du jazz n’a jamais voulu s’enfermer dans la restitution de standards (hormis des morceaux de Sun Ra, c’est dire) et a privilégié son art au détriment de la reconnaissance. Artiste maudit ? Non. Il est désormais encensé par des amateurs trop peu nombreux.

Ce soir Lionel Martin au sax, Philippe « Pipon » Garcia à la batterie survolté et Fred Escoffier aux claviers et synthé rendent hommage à cet ovni du paysage jazzistique français et reprennent certains de ses morceaux.

Lionel est comme souvent habité sur son sax ténor et donne le maximum, drivé par la pulse implacable du batteur. Ça va vite et fort. Le public se prend une manchette en pleine poire et une fois le coup assimilé … en redemande.

L’archétype du concert « pas planplan ».

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