(38) IsèreJazz à Vienne

11/07/2018 – Thomas de Pourquery « Supersonic » au Théâtre Antique

Un idéal de cohésion d’équipe, meilleur encore qu’un 11 de France;
Thomas de Pourquery, auréolé de sa victoire de la musique Jazz 2017, débarque à Jazz à Vienne pour la soirée « French Touch » avec son Supersonic, un groupe de rêve dont le seul objectif ce soir est de gagner la coupe du bonheur jazzistique du théâtre antique.
Allez les jazzeux!
Le public est venu nombreux quand même, pour une soirée certainement moins « facile » que d’autres, peut être sont ils venus se reposer d’un trop plein de ballon rond au goût russe.
Jazz à Vienne est une première pour cette équipe, qui ne boude pas sont bonheur, d’être là
Ils avaient sillonnés la France dès 2014 pour présenter l’heure premier album  » Supersonic play Sun Ra » un projet déjà délirant, album de l’année aux victoires du Jazz 2014 quand même. Les voilà sur une des plus belles scène du monde, tout à fait à leur place après la sortie de leur deuxième album  » Sons of love ».

Thomas de Pourquery raconte qu’il avait envie de proposer de nouveaux « terrains de jeux » à ses camarades avec ce nouveau projet.
Et sa démarre à fond de cale, façon Jazz Métal Punk, l’énergie déployée est digne d’un groupe de rock au stade de France. Edward Perraud à la batterie toujours très spectaculaire n’a pas besoin de préambule pour être à fond les manettes dans une chorégraphie à la manière d’un clown blanc.
A chacune de leur prestations je suis étonné par leur jeu collectif qui tient pour un non musicien du surnaturel.

Le leader du soir s’adresse au peuple du soleil et de la rocaille, que nous sommes avec le soleil en face sur les pierres chaudes du théâtre : » Le passé a disparu, le futur n’existe pas encore, seul le présent est éternel » oui il est perché le monsieur, mais toujours avec un humour décalé ravageur.

Du show je retiens notamment, outre les moments de délire communicatifs, un duo du trompettiste Fabrice Martinez, le sage de l’équipe en cravate et de Frederick Galiay à l’archer sur guitare basse pour un moment digne d’un ascenseur pour Miles.

Thomas de Pourquery entraine le public de Vienne à chanter avec lui Simple forces du dernier album,et ça fonctionne assez bien, effectivement le groupe n’hésite pas à chanter et même à faire quelques enchainements chorégraphiques.

Révolutions le dernier morceau de l’album et du concert commence doucement par une mélodie mélancolique et finit en mode pompier façon péplum très efficace pour susciter les rappels.

Que nenni, de nouveau morceau il n’y aura pas , ils reviendront sur scène pour faire simplement une photo dos au public, pour un plaisir égocentré qui cède à la selfiemania.
Ça sera la fausse note de la soirée.

Pour le reste la coupe à été remportée haut la main.

Ont collaboré à cette chronique :

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