(38) IsèreJazz à Vienne

13/07/2018 – Electro Deluxe au Théâtre Antique

Après le concert magistral de Morcheeba, c’est à Electro Deluxe que revient la charge de faire danser les festivaliers qui se préparent à aller jusqu’au bout de la nuit.

Car passé minuit, il y a toujours un créneau délicat dans cette nuit du jazz. Il faut négocier le tournant avec tact pour ne pas perdre l’attention du théâtre qui a tendance à se relâcher. Le plus important est de ne pas chercher à rivaliser avec « la » tête d’affiche qui est passée juste avant. Il faut faire simple et efficace : ce n’est plus une heure pour intellectualiser et disséquer chaque note ; et en attendant le café à 2h du matin, il faut maintenir les paupières ouvertes et aiguiser cette envie de danser qui commence à fatiguer. Coup de barre oblige.

Un nom aguicheur et une grosse section cuivres sont déjà de bon augure pour ce qui se trame sur scène. Sans hésiter, le big band fait monter les décibels dès les premières notes. Ceux qui s’étaient égarés du côté du bar tournent la tête, l’oreille aux aguets. 10 points.
Sur le plateau, les faisceaux de lumières s’emballent, les leds clignotent, autant dire qu’on a sorti le grand jeu côté mise en scène. 10 points.
Un chanteur maître de cérémonie aux allures de James Bond qui joue la carte du crooner avec une bonne dose d’autodérision ? 10 points.
Des reprises groovy et swing des grands classiques qui ont contribué à polir les parquets des pistes de danses ? 10 points.

Pari gagné pour Electro Deluxe qui a réussi à se mettre le public dans la poche et relancer la machine pour encore quelques heures de festivités.

Jérémie Coke: basse ; Arnaud Renaville: batterie ; Gaël Cadoux: claviers ; James Copley: voix ; Thomas Faure: sax ; Vincent Payen: trompette ; Bertrand Luzignant: trombone

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