(26) DrômePoët Laval Jazz

21/07/2018 – Cosmos Quartet au Poët-Laval Jazz

Dans le joli « Petit théâtre » de Poët-Laval, nous avons pu écouter une fois , le Cosmos quartet, qui avait joué deux fois au Club Saint Georges à Lyon. Entre temps est sorti leur CD- avec en couverture un magnifique Saumon (s’agirait-il plutôt d’une de ces délicieuse morue que l’on mange paraît-il à Lisboa, célébrée par Cédric Martin, au retour d’un séjour marquant ? Nous ne saurions en décider.

Cédric Martin compositeur pour son groupe? et contrebassiste (non, ce n’est pas de la clarinette -private joke-!) a réuni une équipe remarquablement motivée et concentrée sur ce projet autour de leur lunaire (pas lunatique) compositeur. Cédric Mounier à la trompette donne une large part à l’improvisation dans le groupe; Gérald Simonet à la batterie contrebalance dynamiquement ce qu’ont de très mélodiques les compositions. Et Nicolas Faure à la guitare amène les couleurs et le liant qui aurait pu manquer dans un espace de sonorisation minimaliste, quoique très professionnelle. Le professionnalisme de la mise en place de chacun des thèmes doit être aussi souligné.

Bien sûr les guitariste et batteur peuvent jouer aussi leur partie dans des compositions qui leur ménagent un espace. Et ils le font avec beaucoup de talent: Gérald roule bien et pour tous. Nicolas propose de beaux chorus avec un son particulièrement soigné.

Les compositions : Cosmos, titre éponyme de la formation, pour commencer; puis Mifa , le Tage, la Nuit (en français dans le texte) créent de belles atmosphères douces et paisibles. Il semble que ce soit le caractère prééminent du compositeur-. Mais Cédric Martin sait aussi nous offrir des tempos qui font bien deviner l’influence du sud sur ses compositions: bossa,  swing, sorte de boogaloo rapide pour finir, la recherche d’une dynamique corsée se fait sentir. L évocation des quartiers de Lisbonne dans lesquels il a vécu, fournit à Cédric et au Cosmos Quartet une belle matière à création, jusqu’à ces belles  explosions que nous espérons. Et si le quartet réuni faisait un séjour à Lisboa ?

Ont collaboré à cette chronique :

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