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21/07/2018 – Mobius Ring Trio au festival du Crescent

Comme la veille avec PAC Trio, la prestation du Mobius Trio est scindée en deux temps. A l’heure du déjeuner, le trio s’installe dans la jolie cour du musée des Ursulines, bien à l’abri sous des parasols et nous livre des compositions. A commencer par Polgar, en hommage à László Polgár, père du grand maître d’échecs Judith Polgár (jeune retraitée, née en 1976, a été la meilleure joueuse d’échecs connue de tous les temps), L’idiot du village, une composition vive et acérée.
L’ensemble est mélodieux et rythmé. Parfait pour commencer sa journée de live. Il est tôt et les stagiaires du Crescent doivent penser à leur concert du soir. Cette première partie s’interrompt après trois quarts d’heure. Juste histoire de vous donner envie de retourner voir ce trio en fin d’après-midi au Crescent.

Quelques heures plus tard, on retrouve les mêmes sur la scène de club en ouverture d’une soirée qui promet d’être longue.

Le set débute avec Bye Bye black bird « un petit standard pour se mettre en jambe » nous précise le saxophoniste et leader Pascal Mabit, avant de passer à des compositions originales :
Block twist puis on retrouve L’idiot du village (dédié à un « ami très chiant en répétition » [NdlR: il se reconnaîtra !]), de nouveau Polgar.

Pascal Mabit est normand il est donc normal qu’il nous propose une composition appelée Pâte Molle, tout le contraire de son jeu qui prouve une fois encore qu’aux âmes bien nées…
Ensuite il laisse la voie à Emmanuel Forster son contrebassiste qui introduit en solo 4 à 3. Comme toutes les compositions du trio, c’est superbement écrit avec un jeu sur les rythmes d’une grande richesse.
Pour jouer cela il faut être au niveau et partager une grande écoute. Ce qui est bien sûr le cas du batteur Kevin Luchetti, très concentré et gardien de ces changements de rythme incessants.

C’est, comme me le fait remarquer Eric Prost, une belle introduction à la soirée Coleman. Les univers contrastés sont très proches.

Suit Dabram , « ce qui ne veut rien dire », juste une vue de l’esprit pour nous emmener ailleurs.

Le petit set se termine avec toujours des compositions X Pascal 2 et Say What, Motra inspiré d’un manga japonais et Jazz rule.

Premier passage pour ce trio dans le coin. Epreuve réussie avec mention. Gageons, et souhaitons, qu’on les (re)voit sous peu en Auvergne-Rhône-Alpes.

Ont collaboré à cette chronique :

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