(69) RhôneFestival du Péristyle

26/07/2018 – Stéphane Wrembel au Festival du Péristyle

Le guitariste Stéphane Wrembel établi à New York nous propose un voyage rétrospectif en Djangologie. Il entame en solo par Improvisation n° 1 qui date de 1925 (Django avait alors 15 ans) et montre toute l’inspiration acquise auprès des nouveaux classiques comme Ravel.

Il enchaîne sur Improvisation n°2 proche de la musique de Debussy.

On continue l’histoire du genre avec le style musette développé à Paris par l’importante communauté des Auvergnats et des immigrés italiens qui a popularisé l’accordéon.

Et pour illustrer on entend Montagne Sainte Geneviève une des valses les plus célèbres de Django. Cette fois en trio avec David Gastine guitare rythmique et Philippe Henner dit « Monsieur Propre », allez savoir pourquoi, contrebasse. Puis une seconde valse Gin Gin.

On continue l’histoire, 1934, Dinah premier enregistrement du mythique Quintette du Hot Club de France. Et là on ne regrette pas d’être venu car Stéphane Wrembel nous livre ce que l’on cherche depuis des années, LA définition du jazz : « le jazz c’est le swing ! ». Mais comment n’y avions nous pas pensé avant ? (Duke Ellington et Irving Mills l’avaient déjà laissé plus que sous-entendre en 1931 avec It Don’t Mean a Thing (If It Ain’t Got That Swing) )

Toujours est il que d’après lui ce premier enregistrement de 1934 est la source du swing. Pas moins.

Retour aux valses avec la magnifique Indifférence de Tony Murena couplée avec la Valse de Wasso. Et un couple de danseurs en profite.

Fin du premier set avec I’m confessin’ that I love you mélangé avec un blues en mineur de Django. Sur ce dernier morceau Stéphane Wrembel et ses accompagnateurs montent dans les tours et se livrent à un final vertigineux de vitesse et de puissance.

 

Reprise du second set avec deux morceaux en solo Parfum et Deuxième solo improvisé (vers 1930). Puis on reprend avec du musette et une composition de Stéphane Wrembel Bistrot Fada la B.O. du film « Midnight in Paris » de Woody Allen.

Retour au « traditionnel » avec Swing Gitan, et pour ce faire Stéphane Wrembel invite Simba Baumgartner ce qui ne dit rien au public mais quand on apprend que c’est l’arrière petit fils de Django himself alors ça a réagi.

On passe ensuite à la chanson avec Ménilmontant de Trenet chanté par David Gastine, véritable Titi parisien pur sucre.

Il continue avec Chez moi une chanson des années trente popularisée par Ray Ventura et ses Collégiens (je préfère la version de Blossom Deary) et qui avait été jouée bien sûr par Django.

Et le set de s’écouler avec des reprises de ces années.

C’est assez surprenant de voir un Français expatrié à New York, revenir en France et nous donner une leçon de manouche comme si on n’avait pas eu notre dose depuis les nombreuses célébrations du centenaire de Django il y a huit ans. Ceci dit c’est un excellent guitariste et fin connaisseur de Django.

 

Ont collaboré à cette chronique :

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