(26) DrômeCrest Jazz Vocal

31/07/2018 – Vanina de Franco – Concours Crest Jazz Vocal

Le sort a désigné le quartet de Vanina de Franco pour inaugurer la scène du trentième concours de Crest Jazz Vocal. Vanina de Franco relève le gant avec panache en démarrant par une impro libre a capella, c’est osé, mais qu’est-ce que c’est bon quand Jessica Rock pose le premier accord sur son clavier, tout doux et que ça sonne juste. S’enchaînent ensuite plusieurs titres qui montrent que la langue française se prête beaucoup mieux au jazz qu’on veut bien le dire habituellement. La légèreté des textes (faits maison s’il vous plaît, avec la bonne saveur qui va avec) est certainement pour beaucoup dans l’atmosphère détendue qui règne sur la place, mêlant impertinence et nonchalance avec délice ; les titres en donnent une petite idée : J’veux pas grandir, ta gueule défaite, Léon (celui qui ne comprend rien). Paris pleut amène un peu de sérénité, la voix claire et bien posée est sublimée par les arpèges délicats distillés par la guitare de Soheil Tabrizi-Zadeh et les petites notes qui tombent comme des gouttes du cadre du piano. Sur un rythme latin, De vous à moi laisse la parole à chacun, guitare et piano en quatre quatre, puis Sylvain Drubez prend le chorus. Vanina de Franco conclut le set par deux reprises, l’une de Pixinguinha, référence s’il en est de la musique brésilienne « native », Carinhoso, puis Laisse tomber les filles de Serge Gainsbourg.

Aussi à l’aise dans les rythmes rapides et les ballades, au texte ou au scat, Vanina de Franco a mis la barre haute, ce qui laisse présager un bon millésime pour un concours qui atteint la fleur de l’âge.

Ont collaboré à cette chronique :

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