(69) Rhône

10/08/2018 – Broadway Station au Domaine du Baron de l’Ecluse

Le festival Beaujolais en Scène et en Musique (voir ici) existe depuis quatorze ans avec le même principe : cinq spectacles dans des domaines du Beaujolais. Du théâtre et un concert de jazz

Nous sommes ce soir dans les côtes de Brouilly au domaine du Baron de l’Ecluse chez Jean-François Pegaz, propriétaire-récoltant.

Est-ce le lieu et ses hôtes accueillants, est-ce l’affiche ? Toujours est-il que le le public est nombreux, un record avec plus de trois cent soixante personnes pour un amphithéâtre qui n’accueille que deux cent cinquante places.

En effet l’ancien propriétaire, l’oncle de Jean-François Pegaz, a eu la belle idée de transformer un mur de soutènement en petit théâtre antique : les même pierres, le même confort (!) qu’à Vienne et une vue à couper le souffle sur la la vallée de la Saône en contrebas.

Le public est installé, on a rajouté des chaises, des bancs. Ça peut commencer.

Frédéric Gignoux qui sera Frank « The voice » Sinatra ce soir  débute seul au piano avec My way et s’arrête vite, ce hit l’exaspère, on le lui demande à chaque fois. Pour tromper sa solitude il convoque une jeune chanteuse Barbra Streisand-Stéphanie Morales et ainsi débute un duo qui n’a jamais existé sur scène.

C’est l’argument de ce spectacle que d’imaginer la rencontre « en vrai » sur scène de ces deux monstres sacrés du show-biz américain. (en réalité ils ont enregistré en studio un duo sur I’ve got a crush on you)

Avec le trio composé de Joachim Expert au piano (et à  la direction musicale), Patrick Maradan à la contrebasse et Marc Michel à la batterie ils revisitent le répertoire de chacun et brodent une histoire. Le truc est plausible et bien ficelé .

On retrouve un duo magique sur l’archi classique Over the rainbow.

« Barbra » nous offre un sublime Memory .

Frank dépoussière avec une nouvelle orchestration le tube New York New York.

Tout au long du concert la mise en scène et les textes de liaison nous racontent une belle histoire et présentent bien l’ambiance et les personnage et c’est à une véritable comédie musicale que l’on assiste plutôt qu’à un simple concert de jazz vocal.

Le public est ravi et obtient un rappel avec The lady is a tramp.

Ont collaboré à cette chronique :

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