(26) DrômeParfum de Jazz

13/08/2018 – Florence Fourcade Quartet à Mollans-sur-Ouvèze pour Parfum de Jazz

Le festival Parfum de Jazz parcourt la Drôme provençale, nous faisant découvrir quinze communes charmantes en Baronnies puis en Tricastin.

Nous nous retrouvons ce lundi 13 août à Mollans-sur-Ouvèze pour assister à l’hommage rendu à Stéphane Grappelli que nous propose le quartet de Florence Fourcade.

Pour cause de risque d’intempérie, le spectacle initialement prévu au tout nouveau théâtre de verdure a lieu finalement à la salle des fêtes.

Florence Fourcade nous offre un florilège de morceaux du répertoire de jazz classique et manouche qui fut celui de Stéphane Grappelli pendant des années. Son style, très personnel, quelque peu différent de celui du grand maître, permet une approche délicate et émouvante de ce type de musique.

On démarre sur les chapeaux de roue avec Wizen swing, Morceau typiquement manouche de Raphaël Fays et Charles Wizen, vient ensuite des standards tels Night and day de Cole Porter et Sweet Georgia Brown, composés en 1925, interprétés avec humour et moult clins d’œil avec de nombreuses citations, et cerise sur le gâteau : un unisson chant et violon de Florence, rare …

Puis Troublant Boléro , lent et majestueux, tout en retenu et élégance, ensuite vint Nuages, la plus célèbre composition de Django, où le violon nous emmena si loin en volutes oniriques, enchaîné à I got rhythm de George Gershwin où l’artiste se déchaîne, virtuose volubile.

Après un petit entracte, on démarre avec une version calypso de My heart belong to daddy écrite en 1938 par Cole Porter et popularisée par Marylin Monroe, puis arrive Milou, seule composition de Grappelli ce soir, issue de la bande originale du film de Louis Malle sorti en 1990, “Milou en mai” où la contrebasse de Hubert Rousselet rivalise avec le violon de Florence Fourcade pour un joyeux concours de pizzicati !

Suivront la Javanaise de Serge Gainsbourg, superbe, mettant en valeur l’excellent contrebassiste, puis Fascinating rhythm toujours de George Gershwin, langoureux, délicat, tout en finesse, Moonlight serenade de Glenn Miller et Pent up house de Sonny Rollins écrit en 1956, et pour finir, en rappel, l’inoubliable, incontournable et indispensable Les yeux noirs magistralement interprété !

Un quartet idéal, emmené par une violoniste inspirée, accompagnée par trois musiciens hors pair, pour rendre un génial hommage au plus fameux des violonistes de jazz : Stéphane Grappelli !

A noter le talent exceptionnel de chaque musicien, qui ont su à la fois accompagner avec efficacité et discrétion et ont pu régulièrement montrer, lors de solo ou duo, leur capacité à l’improvisation….

Florence a su emporter l’adhésion de la salle comble sans problème !

Bel hommage que voilà !

Florence Fourcade: violon, voix ; Philippe Troisi: guitare ; Hubert Rousselet: contrebasse ; Thierry Larosa: batterie

Ont collaboré à cette chronique :

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