(26) DrômeParfum de Jazz

15/08/2018 – Suzy & Kho à Nyons pour Parfum de Jazz

La ville de Nyons, haut lieu de l’olive et de la lavande accueille ce soir un groupe créé en 2015, dont nous connaissons bien les différents membres à Parfum de Jazz, Suzy & Kho.

La chanteuse viennoise, Frédérique Brun, est brillamment entourée de sa famille, Philippe Khoury au piano, de son fils Robinson Khoury au trombone, ainsi que de deux complices de toujours, le contrebassiste Christophe Lincontang et le guitariste Bruno Simon.

Le programme de la soirée, découpé en deux sets, avec un intermède sons et lumières proposé par la commune, fera la part belle à un double hommage, d’une part à la grande Ella Fitzgerald et d’autre part à George et Ira Gerschwin.

Jugez en plutôt :

  • Mr Paganini (un des tubes d’Ella)
  • How long
  • The Man I love (incontournable standard de Gerschwin revisité)
  • Que feras tu de ta vie (Michel Legrand)
  • Twisted (d’Annie Ross, réécrit en français par Frédérique, en petites piques amusantes et primesautières sur la psychanalyse)
  • There’s a boat (Issu de Porgy & Bess)
  • Fascinating Rhythm (autre incontournable standard de Gerschwin de 1924 revisité)
  • It Ain’t Necessarily So (Issu également de Porgy & Bess)
  • Lammabada (où trombone et voix rivalisent avec majesté et délicatesse dans le style orientalisant, dans une façon proche du genre mouachah, voire arabo/andalou)
  • O Silencio
  • Natural Woman (d’Aretha Franklin)
  • Black Coffee (chanté par Peggy Lee et … Ella)
  • Ain’t that love (Ray Charles)
  • Mess of Blues (Tom Jones)
  • Got To Get You Into My Life (Beatles)

Il faut dire que la chanteuse (et danseuse et psychologue) Frédérique Brun a créé en 96 un spectacle intitulé “Hommage à Ella Fitzgerald”, et un autre également hommage à Gershwin en 2003, “Fascinatin’Gershwin”.

Chaque musicien tire son épingle du jeu, en chorus bien placés tout en respectant l’unité du groupe.

La répartition instrumentale, peu usuelle, sans tambour ni trompette, avec juste trombone et guitare en sus de la section rythmique piano contrebasse, donne un son et un style vraiment intéressant.

Une superbe soirée musicale qui a enthousiasmé le public nombreux, hélas un peu entachée par l’intermède sons et lumières dont l’indigence rivalisait avec le grotesque et le ridicule.

Ont collaboré à cette chronique :

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