(26) DrômeParfum de Jazz

16/08/2018 – conférence : « Les femmes dans le jazz » à Parfum de Jazz

Pierre-Henri Ardonceau présente notre prestigieux conférencier du jour :   Jean-Paul Boutellier, fondateur de jazz à Vienne il y a trente huit ans.
Il constate que « naturellement » les femmes ont été écartées de la création artistique où peu de femmes ont marqué l’histoire des arts.
La chose s’est inversée en partie avec le jazz où elles ont commencé à trouver une place sur l’affiche comme chanteuse.
Aujourd’hui Jean-Paul Boutellier veut s’intéresser aux exceptions et évoquer les instrumentistes.
Au début l’instrument « ouvert » aux femmes était le piano car cela leur permettait de jouer aux offices religieux.
Une des premières jazzwoman connue fut Mamie Desdoumes pianiste à la Nouvelle Orleans (à qui il manquait deux doigts à la main droite) et qui a inspiré Jelly Roll Morton.
On écoute Sweet Emma Barret une des premières femmes enregistrées.
Après les années de la première guerre mondiale le jazz migre de la Nouvelle Orleans vers Chicago avec pour commencer Lovy Austin puis Lin Hardin, pianiste, directrice musicale des disques Decca, qui a « inventé » Louis Armstnrong.
On évoque plusieurs pianistes comme Marian McPartland et Hazel Scott, noire et activiste qui a été poursuivie par le maccarthisme.
Il n’y a pas que des pianistes et Jean-Paul Boutellier de citer Valaida Snow et Dolly Jones deux trompettistes dont la première à la réputation sulfureuse pas vraiment « blanche comme neige » (facile !).
Peu de guitaristes, l’exception est Mary Osborne l’une des premières à jouer de la guitare électrique après Charlie Christian et qui a créé un style et fait école.
Jean-Paul Boutellier évoque des vibraphonistes comme Terry Pollard, à bonne école puisqu’épouse de Terry Gibbs.
La harpe est venue au jazz grâce à Dorothy Ashby.
Au trombone Jean-Paul Boutellier mentionne Melba Liston membre du big band de Dizzie Gillespie puis de  Quincy Jones.

On change de continent et on finit avec la pianiste et chef d’un big  band Toshiba Akiyoshi et Jean-Paul Boutellier d’expliquer qu’au Japon le jazz a été le fait de musiciennes.

La toute fin est présentée avec Carla Bley et Steve Swallow. Carla Bley comme évoqué la veille avec Ludovic Florin, autodidacte, a du batailler ferme pour s’imposer.

Pour conclure Jean-Paul Boutellier mentionne que les musiciennes ne représentent que 5 % des effectifs des classes de jazz sans les conservatoires. Il y a du chemin à faire.

Ont collaboré à cette chronique :

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