(26) DrômeParfum de Jazz

17/08/2018 – conférence : « Le grand témoin » à Parfum de Jazz

Jean-Paul Boutellier, puisqu’il s’agit de lui, nous dit être tombé dans le jazz depuis son adolescence
Il participe à la création du Jazz Club de Lyon au milieu des 60’s pour programmer des vedettes de jazz plutôt que des musiciens locaux.
Charlie Mingus à Lyon en 64, et Pierre-Henri Ardonceau qui pilote la conférence de  découvrir que ce concert auquel il avait assisté était organisé par Jean-Paul Boutellier !
Miles Davis à Villeurbanne en 1967
Et plein d’autres
Dont jazz à Vienne depuis 1981

Il nous rappelle que les instrumentistes de jazz au féminin étaient essentiellement des pianistes ou des chanteuses qui excellaient au clavier et de citer Carmen McRae, Sarah Vaughn avec ce concert au palais de Chaillot avec une panne d’électricité et qui a terminé le concert en s’accompagnant au piano.
En dehors de ça peu d’instrumentistes.
La première instrumentiste vue par JP est la tromboniste Janis Robinson chez Clark Terry.

En France on a la chance d’avoir quelques musiciennes comme Joëlle Léandre (contrebasse) ou Marie-Ange Martin (guitare) dont l’orchestre féminin a accompagné le premier gros concert de Dee-Dee Bridgewater en 1984.
Jean-Paul Boutellier évoque ensuite la création de Carmen Jazz avec justement DeeDee Bridgewater, en 1993. Un beau succès auprès du public avec trente mille spectateurs à Vienne en dépit d’une mauvaise presse parisienne.

On évoque quelques orchestres dirigés par des femmes : Carla Bley (« Escalator over the hill » qui a été remonté à Vienne), Maria Schneider, Toshiko Akiyoshi ces deux dernières ayant une autorité naturelle très présente. Au passage il est rappelé que Maria Schneider a arrangé le dernier disque de Bowie « Black star ».

On parle de Hazel Scott qui avait son émission de radio le « Hazel Scott Show », à partir du 3 juillet 1950 jusqu’à ce qu’elle soit rattrapée par le maccarthisme et se réfugie à Paris.

En conclusion Jean-Paul Boutellier rappelle ce qu’il disait hier il constate que les femmes qui s’engagent dans cette voie développent la création plutôt que le suivisme et qu’elles n’en ont que plus de mérite.

 

A l’issue de la conférence, Daniel Baillon nous lit un message envoyé par Philippe Carles (Membre de l’Académie du Jazz, ancien rédac’Chef de Jazz Magazine, etc..)

« Chers Parfumés de Jazz, la moindre des choses serait de rendre hommage à Aretha et aussi à Morgana King *qui fut à l’écran la femme de Marlon Brando le Parrain et dans la vie la veuve de Tony Fruscella et du tromboniste Willy Dennis, mais aussi une chanteuse non négligeable. Soit deux sacrées gonzesses. Je vous embrasse. Philippe Carles, un fan des deux. »

*: Morgana King est décédée en mars mais l’info vient juste d’être dévoilée.

Ont collaboré à cette chronique :

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