Après la pause et le discours protocolaire des édiles locaux débute le set qui nous intrigue, celui de la jeune chanteuse finlandaise Ina Forsman. Vingt quatre ans et déjà presque dix ans de carrière au compteur. Elle fut repérée toute jeune dans son pays dans une émission genre “The voice”.

Première surprise un look de poupée blonde modèle « avion de chasse » à la bouche très maquillée. Ça pourrait suffire ou presque pour un concept marketing.

En quelques secondes on oublie ça et on découvre l’artiste et la voix. Et là respect !

Ina Forsman passe dans la soirée blues mais elle sait faire bien plus.

La jeune femme se paie le luxe d’un set de compositions originales. Une énergie de tous les instants, une maîtrise que l’on retrouve chez les vieux requins de scène.
Et avec ça un orchestre qui tourne à plein régime : claviers, batterie, basse, guitare et une flûtiste/saxophoniste. Petit changement dans le line-up, le guitariste n’est rien moins que Robin Banerjee, celui de la regrettée Amy Winehouse. C’est un signe ! La flûte de Janne Toivonen amène une belle couleur à l’ensemble.
Le set oscille entre blues, forcément, mais aussi R’nB et soul. Bien que blanche on ne peut s’empêcher de penser à Aretha qui nous a quitté il y a quelques jours. Elle parle d’amour (beaucoup) comme Billie. Elle drague comme Dinah.

Rappel évident sur une version très lente et personnelle de What a wonderful world avec piano et guitare seulement.

Assurément une voix avec laquelle il faudra compter. Encore une programmation clairvoyante du Clermont Jazz.

 

Ina Forsman: voix ; Robin Banerjee: guitare ; Walter Latupeirissa: basse ; Jaakko Poyhonen: batterie ; Samuli Rautiainen: claviers ; Janne Toivonen: sax ténor, flûte

Ont collaboré à cette chronique :

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