Jean-François Gojon, président du Jazz Club d’Annecy, ne manque pas de le rappeler après les remerciements d’usage et les appels du pieds aux contribuables présents ce soir, en effet China Moses est passée ici en 2008 à l’époque elle émergeait et reprenait le répertoire de Dinah Washington. Dix ans après la revoici mais avec le statut de star et beaucoup de chemin parcouru.

Ce soir elle vient nous présenter son dernier CD Nightintales, CD écrit en cinq jours avec Andy Marshall. Ces Nightingales racontent sa vie à la sauce China.
Elle cause beaucoup, amuse la galerie et ça plait et entre les deux elle chante avec son style forgé en plus de dix ans de carrière.
Elle retrace par le menu sans pudeur ses rencontres, ses amours, ses soirées arrosées (pas plus tard que la veille «soirée génépi »), ses addictions : tout est prétexte à chanson.
Ce soir China innove en nous livrant quelques chansons de son futur album en chantier.
Elle est très bien accompagnée par un quartet de choc. Tout d’abord Andrew McCormak aux clavier qu’elle a “piqué” à Kyle Eastwood, Marijus Aleksa (de Vilnius) à la batterie, un régional de l’étape à la contrebasse et à la basse, Swaeli MBappé et enfin le petit nouveau de la bande Bastien Ballaz au trombone dont c’est le second concert avec China.

A la fin du concert China emballe la salle avec Running, tout le monde se retrouve debout à chanter et remuer le popotin. Grâce à cette participation le public a gagné de haute lutte son rappel. Un public qui a la banane, comblé, comme partout où elle passe. China est une showwoman et ça marche pour elle.

Ont collaboré à cette chronique :

X
X