(74) Haute SavoieClermont Jazz Festival

26/08/2018 – Evaristo Perez Quintet au Clermont Jazz

Le pianiste suisse Evaristo Perez consacre un hommage appuyé à l’un des grands maîtres du piano hard-bop, Horace Silver (1928 – 2014) pianiste et auteur de nombreuses compositions qui sont passées à la postérité comme standards. On en entendra certaines ce soir reprises avec goût par le quintet.
Il est accompagné de la plus belle « rythmique des bords du Leman », c’est à dire celle de son trio habituel, Raphaël Nyck à la batterie et Cédric Gysler à la contrebasse.

La prospection autour d’Horace débute par Silver’s serenade, d’entrée de jeu les soufflants Ludovic Lagana à la trompette et Manuel Gesseney au sax alto prennent possession du devant de la scène et envoient un pâté rutilant.
Suit Gregory is here, un standard dont le thème est aisément identifiable.
On change un peu de registre avec Trouble une composition de Cédric Gysler calme le jeu, qui débute en ballade est toute en finesse aux accents hispanisants comme les affectionnait Horace Silver, mais cela ne dure pas, les chevaux se lâchent et ça part au galop avant de se calmer à nouveau.

Horace’scope pour continuer le tour du proprio.
Nica’s dream, probablement l’un des thèmes les plus connus d’Horace (avec Song for my father, qui bizarrement ne sera pas donné ce soir)
Peace, une ballade bienvenue après ce déferlement d’énergie.
Sardana une composition d’Evaristo Perez qui repris le thème d’une sardane du dix-septième siècle et l’a adapté en jazz « à la façon d’Horace » avec des soupçons de rythme caribéens comme ceux qui ont beaucoup inspiré Horace Silver
Summer in Central Park « (of Clermont) », une jolie valse, délicate.
In case you missed it de Bobby Watson (histoire de faire le lien avec le set de China Moses) un thème qui délaisse un peu le bop pour lorgner vers le R’nB sans en être.
Rappel sur Slide Blues de Evaristo Perez, un blues qui « reprend une mélodie qu’aurait pu écrire Horace Silver ».

Pour cette vingtième édition du Clermont Jazz les premières parties nous auront gaté.

Ont collaboré à cette chronique :

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