(69) RhôneJazz au Moulin

31/08/2018 – Millroad Quintet à Jazz au Moulin

« Jazz au Moulin » est la nouvelle version du festival de jazz de Lentilly initié par Jean-Pierre Lo Bono et qui a été repris par une sympathique famille de Lentilly, Martine Moireaux, ses filles et leurs copains. Ils se sont lancés dans l’aventure avec insouciance et ça a fonctionné. La mairie les soutient, il y a une petite programmation qui va bien, le principe d’un stage avec quatre classes a été reconduit et affiche complet. Bref tout le monde a le sourire

Pour débuter cette première soirée de concert à l’Espace de la Passerelle, une jolie petite salle bien équipée d’une jauge de deux cent places, le Millroad Quintet, un groupe de jeunes musiciens qui ont moins de quinze ans d’âge moyen.
On l’a vu à Cybèle, cornaqué évidemment par Cédric Perrot et Christophe Metra qui ne sont jamais bien loin quand il s’agit de mettre le pied à l’étrier à des jeunes jazzmen qui en veulent.

Le répertoire est très hard bop, forcément.
Cela commence avec une version un peu spéciale de Caravan sur un arrangement de Art Blakey, où Sacha Bonici fait preuve d’une belle maturité sur un premier chorus de trompette.
Sur Red Clay de Freddie Hubbard c’est au tour du tromboniste Esteban Ez Zafir de se poser.
Derrière la rythmique assure : Lou Metra au piano, Estelle Prebet (tiens, ces noms nous disent quelque chose) et Théo Rigaud à la batterie.

Avec Señor blues d’Horace Silver c’est au tour de Lou d’être mise en avant.

Après Don’t get around much anymore on continue avec le Duke et sa ballade In a sentimental mood jouée sur un tempo très lent, d’ailleurs Michael aux lumières ne s’est pas gêné pour tamiser sensiblement celles-ci, on se croirait dans un club. Sacha a encore brillé par un chorus tout en subtilités pas évident quand il s’agit de jouer doucement, Estelle, pas en reste s’est illustré à l’archet, pas facile.

Fin du concert sur The Preacher d’Horace Silver, un tube qui achève de chauffer la salle qui a apprécié la belle prestation de ce « club des cinq » (ça rappellera sûrement des trucs à nos lecteurs qui ont au moins trois fois l’âge des musiciens sur scène).

Pour le rappel évident on quitte les 60’s avec Buffo de Stefano di Battista. sous  des applaudissements nourris et enthousiastes … et superbement mérités.

Ont collaboré à cette chronique :

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