(69) RhôneJazz au Moulin

01/09/2018 – Florian Coppey Quartet à Jazz au Moulin

Encore une fois place aux jeunes, tel semble être le credo de ce nouveau festival qui offre sa scène à un groupe de jeunes musiciens sous la conduite de Florian Coppey à la contrebasse.

Il s’est entouré de la pianiste Lara Humbert, d’Héliodore Perrot au trombone  et de Zacchary Leblond à la batterie. Ils ont tous moins de vingt ans.

Ils sont hyper préparés pour ce concert et l’ouvrent sur un  Have you met miss Jones de Richard Rogers Groovin’high de Dizzie le titre n’est pas trompeur, le morceau groove grave et Héliodore Perrot assure au trombone. La contrebasse est délicieusement walking.

Changement de style avec Méditation de Carlos Antonio Jobim est entamé par un délicat dialogue entre la batterie et la contrebasse avant que le piano et le trombone s’immiscent dans le jeu

Florian est le leader du Quartet alors il se paie le culot de jouer Willow weep for me de Ann Ronnel en solo. Un vieux standard de 1932. Et ça passe fort bien. Qui a dit que la contrebasse ça ne sert que d’accompagnement ?

Sur Just one of those things (de Cole Porter) c’est le trombone qui est la manœuvre et Héliodore prend la main avec une belle maîtrise, sans un œil à sa partition. Il y a un gros travail en amont.

Il faut calmer le jeu alors place à une ballade, Waltz for Ruth du contrebassiste Charlie Haden.

Le trop court set se termine sur un Things ain’t what they used to be de Duke. Quoi de mieux qu’un bon blues pour faire plaisir au public ?

Notons que Florian présente les morceaux et “ses” musiciens avec une aisance consommée, ce qui est bien agréable pour le public.

Rappel sur I’m getting sentimental over you de George Basmann, intro au trombone puis solo de piano très léger.

Le public est enthousiaste devant une telle maîtrise et obtient un court second rappel.

Comme la veille nous avons été bluffé par le niveau de la prestation proposée eu égard à l’expérience.

Ont collaboré à cette chronique :

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