(38) Isère

28/09/2018 – Carte blanche à Stéphane Damiano/Veslin au Café des Arts à Grenoble

Stéphane Damiano, le pianiste-compositeur, à qui le Café des Arts de Grenoble a donné carte blanche pour trois soirs, a plusieurs cordes à son arc. Du jazz, qu’il a enseigné et qu’il pratique, il a élargi son champs jusqu’à la « musique pour l’image » mais il sait aussi être celui qui met en valeur d’autres talents .

Hier il nous faisait voyager dans le « Présent » avec Jean Philippe Seunevel, ce soir il accompagne avec le violoniste et guitariste Maxime Veslin, deux chanteuses.

Ces deux chanteuses ne lui sont pas inconnues puisque l’une d’elles est sa fille Mélina, et l’autre sa soeur Lucie Veslin également compagne de Maxime.

Voilà quatre ans qu’ils travaillent ensemble, à revisiter des chansons qu’ils aiment, à peaufiner leurs voix, et à s’essayer à la composition, en laissant la part belle au piano et au violon.

Leur répertoire éclectique a de quoi régaler tout le monde. Nous en avons eu la preuve hier soir quand ils nous ont transportés d’une mélodie à une autre, d’un style à un autre, d’un genre à un autre.

Yodelice (Insanity), Imany (Slow down), Freddie Green (Ain’t no sunshine), Sting (Walking on the moon et Shape of my heart), Micky Green (Oh), Alan Parsons Project (Old ans wise), Amy Winehouse (Will you still love me), Britney Spears (Toxic), Massive Attack (Teardrop) furent au programme.

Mais aussi Debout sur le Zinc (Les mots d’amour), Pauline Croze (T’es beau), Mathieu Chédid (La bonne étoile), Brigitte (Battez-vous), sans oublier Jacques Brel avec Amsterdam.

Chaque pièce réappropriée retrouve une identité, une personnalité différente de celle d’origine, mais tout aussi réussie, grâce aux arrangements de Stéphane et à ces voix graves mais capables de s’élever, parfois éraillées mais chaudes, toujours mesurées. Aucune prétention, mais beaucoup de complicité, d’énergie et de respect mutuel.

Stéphane a joué encore ce soir une belle carte, pour finalement en sortir une autre de son jeu déjà bien fourni, en nous offrant avec le talentueux violoniste Maxime Veslin un extrait de Rêverie de Claude Debussy.

Le jazz mène à tout, ou est-ce simplement la musique avec un grand M !

Ont collaboré à cette chronique :

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