(38) IsèreJazz Club de Grenoble

04/10/2018 – Pierre De Tregomain Quartet au Jazz Club de Grenoble

C’est avec curiosité, après avoir entendu quelques extraits sur YouTube que j’attendais ce concert qui ne pouvait qu’être particulier compte tenu de l’originalité des compositions de Pierre de Tregomain. Le premier set  débute par Shelter, un morceau présent sur l’album de même nom. Tout de suite on est entrainé dans ce monde étrange que sait créer Pierre de Tregomain dans ses compositions avec ses mélodies et ses ambiances envoûtantes. La voix de ténor, voire de contre-ténor, s’élève, accompagnée par un trio qui entre parfaitement dans le jeux et suit le moindre changement  de tempo, d’intensité voulu par Pierre de Trégomain. La voix parfois semble s’adresser à l’au-delà et monte, monte. Pierre raconte des histoires et emmène le public avec lui avec des textes ciselés pleins de poésie que ce soit en anglais ou en français. J’avoue avoir une petite préférence pour ces derniers, notamment dans la Baleine où cette histoire de baleine insouciante qui filtre les sacs plastiques démontre que, même à travers le jazz,  on peut s’intéresser à l’écologie. Un morceau où la mesure passe du 5/4 au 4/4  alternativement pour signifier, peut-être, que rien n’est simple dans ce domaine.  A signaler un beau solo de piano où Arnaud Gransac a su montrer tout son talent.

Dans le deuxième set, dans Back, nous avons eu un joli duo voix-contrebasse à l’archet, une belle démonstration de maîtrise de la justesse pour ces deux musiciens. Très belle prestation aussi de Benoist Raffin à la batterie qui a su parfaitement créer une belle osmose entre son instrument et les rythmes et les mélodies complexes des compositions de Pierre de Tregomain. Avec son compère Blaise Chevalier à la contrebasse ils forment une rythmique solide qui, tout au long du concert, a su se mettre au service des compositions de Pierre. Belle performance.

La prestation de cet ensemble ne pouvait que mériter un rappel que Pierre de Trégomain a assuré en solo avec Tout Est Possible qu’il a décliné avec son looper à plusieurs voix, démontrant une fois de plus sa virtuosité.

Ont collaboré à cette chronique :

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