(42) LoireRhinoJazz(s)

14/10/2018 Krystle Warren à Genilac pour Rhino Jazz(s)

C’est à Génilac un village suspendu face au parc du Pilat,
dans une église au style néo-classique que le RhinoJazz(s) a eu la bonne idée de programmer Kristle Warren ce dimanche.

Une artiste atypique d’origine américaine, qui fait montre dès l’entame du concert d’une formidable puissance vocale tout en maîtrise.
Cette force tranquille, qu’on a vu côtoyer quelques jazzmen de ce côté de l’Atlantique, et qui a participé au concert “Bowie Symphonic” quelques jours auparavant pour le même festival, se présente ici seule à la guitare acoustique telle une folk-singer du fin fond des States.

Le silence se fait rapidement religieux devant la grande technique vocale de l’artiste et son sens du rythme.Le look androgyne de Kristtle Warren est désormais accentué par son crane rasé. Décidément, après Anne Sila la veille à Veauche, j’ai peur d’une épidémie…

Dans son cas Kristle Warren déroule une suite de compositions personnelles avec une grande aisance. Elle fera participer le public tel un chef de chœur qui lance ses différents pupitres avant de partir elle même dans une improvisation vocale.

C’est une artiste rare, femme orchestre qui écrit ses propres poèmes chantés.
Elle fera une exception dans son répertoire du jour en reprenant Eleanor Rigby des Beatles, une version singulière façon protest- song.

La difficulté d’un concert minimaliste de ce genre, une guitare / une voix sur des textes pas forcément accessibles facilement, c’est de paraître un peu uniforme;
mais bon je vais me mettre à la poésie ricaine!

Ont collaboré à cette chronique :

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