(38) IsèreGrenoble-Alpes-Métropole Jazz Festival

20/10/2018 – Sylvain Luc Quintet à La Source pour la clôture du Grenoble Alpes Métropole Jazz Festival

La Source à Fontaine accueille la clôture du Grenoble-Alpes-Métropole Jazz festival : deux semaines d’émotions qui devraient s’étendre à trois semaines dans les  prochaines années comme l’annonce Salvatore Origlio, maître d’œuvre de ce formidable événement.

L’affiche de ce soir est fantastique et la soirée est à la hauteur de la réputation des musiciens.

Sylvain Luc, à la guitare, introduit Keyvan et Bijan Chemirani aux percussions. La guitare est vivante, les percussions, très fines, rythment une marche dans le désert. Les sourires de plaisir et de connivence, leurs tremblements communs et la mélodie écrite par Keyvan nous emmènent vers ce monde oriental proche de la Méditerranée.

Avec Lionel Suarez à l’accordéon, sur un thème d’abord grave et sensible, Evanescence, écrit par Sylvain, les artistes échangent et le duo s’anime soudain. Leur complicité est flagrante.

Sylvain introduit sur un morceau très mélodique un autre compère de longue date, Stéphane Belmondo à la trompette. La mine pensive et souriante de Stéphane marque son bonheur de le retrouver pour Ameskeri, qu’ils ont enregistré ensemble il y a déjà vingt ans.

Les présentations sont faites ! Le quintet se réunit maintenant pour une suite de morceaux éblouissants. Les percussionnistes envoûtent l’accordéoniste sur un rythme effréné et dansent avec la guitare. La trompette apporte sa chaleur, son chant puissant et vif. Que de sourires entre eux dans cette envolée joyeuse ! Les frappes sur le zarb répondent à ceux des balais et marteaux. La longue danse de l’accordéon, fébrile, est très appréciée par le public.

Les notes de la guitare étincellent. La température monte, les talons claquent, les cordes éclatent, les peaux se tendent sous les mains et les baguettes virevoltantes. La salle explose de plaisir !

Lionel à la basse, échange harmonieusement avec la guitare. Un solo de trompette vibrante est bien mis en valeur par le tempo vif des percussions.

On apprécie l’expertise de Sylvain qui tantôt caresse ses cordes, tantôt les frotte ou encore les pince. Le groupe s’envole mené par la trompette joyeuse, mais chut ! Tout doux, tout doux, le public murmure et scande le refrain en frappant des mains.

Un premier rappel, puis un second pour un solo de Sylvain à la guitare « parce que c’est vous ». Les yeux fermés, le visage concentré, il s’est assis sur une chaise haute comme pour mieux s’envoler dans les airs. De la broderie fine, des doigts agiles et légers…. Bonne nuit !

Ont collaboré à cette chronique :

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