Le PériscopeRhinoJazz(s)

23/10/2018 – Claudia Solal & Benjamin Moussay au Périscope pour le RhinoJazz(s)

Ce soir le RhinoJazz(s) fait étape au Périscope comme  il le fait depuis de nombreuses années. Les artistes invités sont forcément atypiques.

Claudia Solal et Benjamin Moussay  c’est une vieille histoire. Ils se connaissent depuis vingt ans et tournent ensemble depuis quatorze. Autant dire qu’ils n’ont plus de secrets l’un pour l’autre.

“On commence par le premier morceau” The grass is greener Claudia nous emmène dans un parc à Berlin et nous raconte une première histoire

Night cap for sparrows (un bonnet nuit pour moineaux), un titre étrange pour une musique qui l’est tout autant. Benjamin Moussay joue dans les aiguës du Fender Rhodes bien trafiqué et ceux du piano. La dissonance installe un climat haché puis on revient à une mélodie jouée au piano.

The house that Jack built, vous savez cette maison trop petite ce qui est sujet de dispute…

Le set se déroule dans cette ambiance intimiste entourée de mystères puissamment évoqués par les claviers de Benjamin. Ainsi ce Weaver of doubts, tout un poème sombre.

L’entente est parfaite, les notes justes s’entrecroisent, s’attrapent et se télescopent dans un timing parfait.

Avec Butter in my brain on traverse un univers de plus en plus étrange où le piano préparé dans les graves accentue l’ensemble.

Retour à Berlin pour Trees are green (anyway, are’nt they ?) une thématique apparemment anodine va partir en sucette totale, free voix, free claviers, surprise.

Fin du concert sur une ultime composition I confess.

Ce duo est un exercice vocal, Claudia Solal est toujours sur le fil, soutenue, entourée par l’excellent Benjamin Moussay jamais en manque d’une trouvaille pour relancer le truc. Une sorte de happening à deux.

Ont collaboré à cette chronique :

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