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25/10/2018 – Nowhere Times Quintet à Un Doua de Jazz

En partenariat avec RhinoJazz(s), le festival Un Doua de Jazz ouvre sa scène à de jeunes pousses locales.

Le Nowhere Times quintet a terminé second au dernier tremplin Un Doua de Jazz et se retrouve donc fort logiquement programmé pour cette belle soirée de jazz à l’Astrée.

Ces jeunes loups de la scène lyonnaise, formés à l’ENM ou au CRR sont avant tout d’excellents instrumentistes. Nous avons déjà écrit tout le bien que nous pensions de Noé Sécula et de ses projets.

Ce quintet est une déclinaison de l’exercice. Les cinq musiciens se pratiquent régulièrement et il est naturel de les retrouver réunis.

En dépit de leur jeunesse ils ont l’outrecuidance de présenter un set de compositions fort bien tournées. Ça va souvent vite, avec peu de place aux respirations mais ainsi va le « jazz actuel »!

Predictable Comedy débute ce set sur un tempo énervé où déjà le pianiste libère les doigts entraînant ses collègues soufflants dans un déluge de notes.

Heureusement Heart depth calme le jeu et chacun peut s’exprimer à sa guise et des dialogues bienvenus s’installent.

Le seul standard du set est le grand classique de Benny Golson, Whisper not réarrangé par le contrebassiste Felipe Silva Mena. L’exercice est intéressant et attachant. Forcément la grand mère y va d’un chorus. Mais à part le thème on ne reconnaît pas grand chose.

On prend de la hauteur avec Éther qui est une composition plutôt vive où la place laissée aux saxophonistes Jean-Salim Charvet et Paul Sanson est importante.

Aria s’annonce plus doux avec une intro au piano du genre romantique et se transforme en valse ce qui ne laisse pas de surprendre, mais très vite le naturel revient et le chorus de Paul Sanson au ténor se traduit par un exercice de virtuosité.

Le set s’achève sur la plus récente de leur composition Kitty Blues. Une plongée dans le bop des 60´s, avec un joli morceau de bravoure de Jean Salim Charvet à l’alto.

 

Paul Sanson: sax soprano et ténor ; Jean-Salim Charvet: sax alto ; Noé Sécula: piano ; Felipe Silva Mena: contrebasse ; Adrien Bernet: batterie

Ont collaboré à cette chronique :

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