(26) DrômeJazz dans la ville

11/11/2018 – Gala Swing Quartet pour « Jazz dans la Ville » à Montélimar

Un début de saison 2018-2019 « manouche »

La saison des après-midi de jazz, assurés par l’association montilienne « Jazz dans la Ville », a débuté, et bien débuté, ce dimanche 11 novembre 2018, à la Salle Saint-Martin.

C’est le jazz « manouche », en l’occurrence, qui aura ouvert la saison. Un jazz manouche servi par un jeune quartet, le Gala Swing Quartet, qui allie la complicité et le talent dans une prestation enlevée, qui aura ravi les amateurs du genre et qui aura fait découvrir, ou redécouvrir, pour les autres, l’univers de ce pan du jazz, dont les filets avaient été tendus, jadis, par Django Reinhardt et Stéphane Grapelli.

Alexis Desmarais devait être à la guitare, mais un empêchement l’a privé de cette visite montilienne. En ses lieux et place, son remplaçant… vous avez dit, remplaçant ?… Manu Lépine, a donné toute la mesure à son instrument. A ses côtés, Alexandre Florentiny à la basse (formé à l’Institut Musical de Formation Professionnelle), Gaspard Doussière au violon (formé, lui, au Centre des Musiques Didier Lockwood) et Tom Valdman à la guitare (lui aussi issu de l’I.M.F.P), « vivent » leur univers, littéralement. Tous se trouvent, se mêlent musicalement, combinent leurs sonorités de telle sorte que l’on aurait pu croire que la salle s’était changée en camp manouche, et que le feu (de camp) attendait l’arrivée sur scène de Maître Reinhardt.

Des classiques du genre revisités à la sauce « Gala Swing », une pointe de compositions personnelles parsemées ici et là, une incartade dans la musique aux sonorités brésiliennes qu’ils valorisent parfois, l’après-midi sera passé comme dans un rêve, et les spectateurs (la salle a refusé des entrées) auront eu droit à presque deux heures de bonheur.

Et puis, cerise sur le gâteau, le Gala Swing Quartet a ouvert sa scène à l’immense Jacques Doudelle, venu en voisin, et qui s’est joint au quartet pour lui apporter les sonorités de son sax-ténor. Jacques Doudelle connaît la musique depuis longtemps, et son immersion au sein du quartet n’a soulevé que de l’enthousiasme. La cerise était bonne.

Un vrai choix de qualité pour ces quatre garçons « dans le vent » (de la Méditerranée, bien sûr). Quant à ceux qui auraient voulu, mais y-en-a-t-il ?, les « renvoyer dans les cordes », on aurait pu répondre qu’ils y étaient déjà, et qu’ils savent en plus très bien les pincer, et les faire chanter !…

Le « Gala Swing Quartet » en avait toute la tenue, en ce 11 novembre…

Ont collaboré à cette chronique :

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

X