(38) IsèreHexagone

22/11/2018 – « Living Being 2 » : Vincent Peirani et son quintet à l’Hexagone de Meylan

Ils sont cinq, du plus grand au plus petit, ces cinq « grands » du jazz qui composent le quintet Living Being 2 de Vincent Peirani, et ils nous ont particulièrement régalés ce jeudi 22 novembre à l’Hexagone de Meylan.

Vincent Peirani, accordéoniste aux pieds nus, est entouré d’Emile Parisien au saxophone soprano, de Tony Paeleman au Fender Rhodes, Julien Herné à la guitare basse et Yoann Serra à la batterie. Living Being constitué déjà il y a quelques années, s’appelle maintenant Living Being 2 à l’occasion de la sortie de son deuxième opus  Night Walker.

Vincent Peirani a renouvelé le langage de l’accordéon et a su l’impliquer dans une vision cosmopolite de la musique. En cela il est aidé par Emile Parisien, inventif et habité saxophoniste, par Julien Herné bassiste dont le solo fut inattendu mais savoureux, Tony Paeleman au Fender Rhodes et Yoann Serra à la batterie, tous deux présents, accompagnants mais pas dominants.

Ce soir le quintet interprète avant tout les divers titres de son nouveau CD Night Walker.

Bang bang de Sonny Bonno connu par la célèbre interprétation de Nancy Sinatra, ouvre le bal, tout en douceur et délicatesse, laissant à Emile nous donner à savourer une fois de plus la plénitude de son jeu. Se succèdent Enzo composition de Vincent dédié à son fils, dans lequel il utilise l’accordina, instrument proche du mélodica. Puis Le clown sauveur de la fête foraine en réplique au morceau d’Emile Le clown tueur de la fête foraine, K2000, Falling

Mais Vincent Peirani a plusieurs cordes à son arc et a arrangé à sa manière très inspirée, une pièce du « King Arthur » de Henry Purcell , What Power Art Thou aussi connu sous le nom de The Cold Song (on ne peut oublier la version de Klaus Nomi). Ce morceau, qui a été utilisé par Ariane Mnouchkine pour accompagner la mort de Molière dans le film qu’elle lui a consacré, au début lancinant, finit en triomphe énergique, tous instruments confondus.

Certes il y a la musique classique, le jazz mais aussi le rock qui sont sources d’inspiration pour Vincent Peirani : Starway to heaven célèbre morceau du groupe Led Zeppelin fait aussi partie de ses arrangements, Starway to heaven différente de l’original mais puissante, énergique, à la mesure de ce quintet.

Le public ne s’est pas trompé qui a fait un triomphe à cette géniale formation en la rappelant trois fois, et profitant par là même du magnifique solo de Vincent à l’accordéon La chanson d’Hélène tiré du film de Claude Sautet « Les choses de la vie ».

Moment de grâce que cet accordéoniste talentueux et généreux nous a offert ce soir là.

Ont collaboré à cette chronique :

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